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L'Afrique, nouvelle frontière économique face à la crise (ministre)

25/07/2012 07:21 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

L'Afrique fait figure de nouvelle frontière pour les industriels face à la crise en Europe et au ralentissement économique en Chine, a observé mercredi le ministre sud-africain de l'Industrie Rob Davies.

"L'Union européenne est toujours notre première partenaire, mais les échanges l'an dernier ont été raplapla et ont même diminué avec le Portugal ou la Grèce, ce qui n'est pas une surprise mais c'est la réalité", a déclaré le ministre lors d'un petit-déjeuner avec des industriels à Johannesburg.

"En même temps, il y a des entreprises dynamiques dans le monde et le continent africain est en train d'apparaître comme un lieu de croissance", a-t-il dit. Même la Chine, selon lui, a réalisé que sa croissance tirée par l'exportation ne durera pas éternellement, ce pourquoi elle s'oriente sur son marché intérieur.

En juin 2011, le continent africain comptait 1,05 milliard d'habitants et l'accroissement démographique devrait être fulgurant en Afrique sub-saharienne qui pourrait atteindre près de 3,4 milliards à la fin du siècle.

Un marché énorme, compte tenu du dénuement matériel d'un grand nombre d'Africains, beaucoup mais aussi de la croissance de la classe moyenne africaine.

"Beaucoup d'entreprises dynamiques disent qu'elles pensent sérieusement à l'Afrique, des compagnies de partout dans le monde. J'étais récemment au Japon, et ils sont intéressés, ils commencent à regarder du côté de l'Afrique", a poursuivi le ministre sud-africain.

Cet intérêt pour le marché africain pourrait bénéficier à l'Afrique du Sud, car il y a des entreprises qui y voient une porte d'entrée sur le continent.

"Bien sûr, il y a des problèmes mais nous y travaillons", a-t-il convenu, citant: l'énergie "qui n'est plus bon marché"; le Black Economic Empowerment (BEE), une politique pour favoriser l'accès de la majorité noire sud-africaine au pouvoir économique dont elle a été écartée pendant la colonisation et l'apartheid; et la criminalité, qui reste élevée même si le nombre d'homicides, qui a atteint un pic à la fin de l'apartheid dans les années 1990, commence à marquer le pas.

clr/aub

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