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La rébellion touareg exclut d'entrer dans le gouvernement malien

25/07/2012 02:16 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

La rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), évincée du nord du Mali par des groupes armés islamistes, a exclu mercredi de participer au futur gouvernement malien d'union nationale, réclamé par l'Afrique de l'Ouest d'ici fin juillet.

"Le MNLA ne participera à aucun gouvernement du Mali et nous n'avons pas l'intention d'aller à Bamako", a dit à l'AFP et RFI Moussa Ag Assarid, porte-parole du MNLA en France.

Il a fait cette déclaration à l'issue d'une réunion qui a rassemblé mardi et mercredi à Ouagadougou, autour du leader du MNLA Bilal Ag Achérif, qui y est actuellement en convalescence, l'aile politique et militaire du MNLA ainsi que des cadres et membres de la société civile du nord du Mali.

Le MNLA, mouvement indépendantiste et laïc, est prêt à des négociations avec Bamako, a cependant réaffirmé le porte-parole.

"Nous sommes prêts, avec la médiation (burkinabè), avec les différents pays facilitateurs qui nous accompagnent, à nous retrouver autour d'une même table avec les autorités légitimes du Mali", a-t-il souligné.

M. Ag Assarid a également indiqué que le MNLA était disposé à combattre "les groupes terroristes" aux côtés des troupes que la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) envisage d'envoyer au Mali.

"La Cédéao est bienvenue avec nous pour combattre le terrorisme si elle le souhaite. Mais nous ne combattrons pas aux côtés des troupes maliennes", a-t-il précisé.

Après avoir lancé l'offensive en janvier, le MNLA a été évincé du nord du Mali par des mouvements islamistes alliés d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui désormais occupent totalement la région.

La Cédéao a donné aux autorités maliennes de transition jusqu'à fin juillet pour former un "gouvernement d'union nationale" apte à affronter la crise dans le Nord.

roh/tmo/sd

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