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JO-2012 - Tweet raciste: Le CIO soutient la décision du CNO grec

25/07/2012 01:48 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

Le Comité international olympique (CIO) a soutenu mercredi la décision du comité olympique grec d'exclure de sa délégation la spécialiste du triple saut Voula Papachristou, auteur d'un commentaire raciste sur Twitter.

"Apparemment, elle a vraiment contrevenu aux principes olympiques et à la Charte et si elle a transgressé ces principes, nous soutiendrons le comité olympique grec", a déclaré Mark Adams, directeur de la communication du CIO lors d'une conférence de presse.

M. Adams a précisé que la décision d'exclure Voula Papachristou avait été prise par le comité olympique grec, sans concertation avec le CIO.

Plus tôt dans la journée, Paraskevi (Voula) Papachristou avait été exclue de l'équipe grecque pour les jeux Olympiques après avoir écrit sur sa messagerie Twitter qu'"avec autant d'Africains en Grèce, au moins les moustiques du Nil occidental mangeront de la nourriture maison".

Elle avait ensuite effacé ses mots après avoir reçu de nombreuses critiques et a publié un communiqué où elle a dit regretter ses propos.

Le Comité international olympique (CIO) a édicté des règles très strictes en matière d'utilisation des réseaux sociaux par les athlètes et les accrédités aux jeux Olympiques de Londres, les premiers de l'histoire disputés sous l'ère Facebook et Twitter.

Ils ont notamment l'interdiction de contrevenir aux principes de la charte olympique, par des propos discriminatoires, ce qui est le cas de Papachristou, ou de la propagande politique ou religieuse.

Ils sont également appelés à ne "pas se substituer à des journalistes" mais à se contenter de raconter leurs Jeux à la première personne du singulier, ainsi qu'à ne pas poster de vidéos.

En cas d'infraction, le CIO a prévu des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion. Dans le cas de la triple sauteuse, le comité olympique grec a pris les devants pour éviter une éventuelle éviction, qui aurait été plus retentissante venant du CIO.

Son cas présente des similitudes avec celui qui avait, en 2010, coûté à la double championne olympique de natation australienne Stephanie Rice (200 et 400 m 4 nages à Pékin) des excuses publiques et surtout des ruptures de contrat avec ses sponsors après un tweet homophobe.

cha-le/jmt

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