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JO-2012 - La Grecque Papachristou exclue pour propos raciste sur Twitter

25/07/2012 01:27 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

La spécialiste grecque du triple saut Voula Papachristou a été exclue mercredi par son comité olympique des Jeux de Londres qui s'ouvrent vendredi, en raison de propos racistes tenus sur sa messagerie Twitter.

"La triple sauteuse Paraskevi (Voula) Papachristou a été exclue de l'équipe grecque pour les jeux Olympiques en raison de commentaires contraires aux valeurs et aux idéaux du mouvement olympique", a indiqué le Comité olympique grec dans un communiqué.

Plus tôt mercredi, l'athlète de 23 ans avait écrit sur sa messagerie Twitter qu'"avec autant d'Africains en Grèce, au moins les moustiques du Nil occidental mangeront de la nourriture maison".

Elle a ensuite effacé ses mots après avoir reçu de nombreuses critiques et a publié un communiqué où elle a dit regretter ses propos.

"Je demande pardon à tous mes amis et mes coéquipiers si je les ai mis dans l'embarras. (...) Les Jeux étaient mon rêve (...) Est-ce possible que je ne respecte pas les idéaux du mouvement olympique", a-t-elle déclaré.

Le Comité international olympique (CIO) a édicté des règles très strictes en matière d'utilisation des réseaux sociaux par les athlètes et les accrédités aux jeux Olympiques de Londres, les premiers de l'histoire disputés sous l'ère Facebook et Twitter.

Ils ont notamment l'interdiction de contrevenir aux principes de la charte olympique, par des propos discriminatoires, ce qui est le cas de Papachristou, ou de la propagande politique ou religieuse.

Ils sont également appelés à ne "pas se substituer à des journalistes" mais à ce contenter de raconter leurs Jeux à la première personne du singulier, ainsi qu'à ne pas poster de videos.

En cas d'infraction, le CIO a prévu des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion. Dans le cas de la triple sauteuse, le comité olympique grec a pris les devants pour éviter une éventuelle éviction, qui aurait été plus retentissante venant du CIO.

Son cas présente des similitudes avec celui qui avait, en 2010, coûté à la double championne olympique de natation australienne Stephanie Rice (200 et 400 m 4 nages à Pékin) des excuses publiques et surtout des ruptures de contrat avec ses sponsors après un tweet homophobe.

le-cha/jr

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