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Israël menace Damas d'une réaction "dure" à un transfert d'armes chimiques

25/07/2012 01:36 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Israël agira de façon "immédiate" et aussi "dure que possible" en cas de transfert d'armes chimiques syriennes au Hezbollah libanais, a averti mercredi le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman.

"Si nous repérons un transfert d'armes chimiques syriennes au Hezbollah, nous agirons de la façon la plus dure possible", a affirmé M. Lieberman à la radio publique.

Le chef de la diplomatie israélienne a réaffirmé qu'un tel transfert constituait "un casus-belli, une ligne rouge à ne pas franchir, c'est le message que nous avons transmis aux Européens, aux Américains, à l'ONU et à la Russie", a ajouté M. Lieberman.

Le chef d'état-major israélien, le général Benny Gantz, avait pour sa part affirmé mardi que le régime du président syrien Bachar al-Assad "contrôlait ses stocks d'armes".

"Les Syriens sont en train d'accroître les mesures de sécurité pour protéger leurs armes. Selon nos informations, les armes ne sont pas encore passées dans des mains dangereuses, mais cela ne veut pas dire que cela n'arrivera pas", avait ajouté le général Gantz.

Le ministre de la Défense Ehud Barak avait déjà indiqué dimanche qu'"Israël ne pourrait accepter le transfert d'armes sophistiquées de Syrie au Liban", en évoquant une possible réplique militaire israélienne dans un tel scénario.

Le régime syrien a reconnu lundi pour la première fois posséder des armes chimiques et menacé de les utiliser en cas d'intervention militaire occidentale mais jamais contre sa population.

Par ailleurs, M. Lieberman a minimisé la portée du rejet mardi par l'Union européenne d'une demande israélienne d'inclure le Hezbollah sur la liste noire des organisations terroristes après l'attentat meurtrier de la semaine dernière en Bulgarie, qui a coûté la vie à cinq touristes israéliens.

"Une telle décision de la part de 27 pays nécessite un consensus qui ne peut se réaliser en une journée, lors d'une première rencontre. Mais nous avons obtenu un large soutien", parmi les Européens, a affirmé M. Lieberman, qui eu une série d'entretiens ces derniers avec ses homologues européens lors d'une visite à Bruxelles.

jlr/sw

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