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Aux Maliens de décider de leur gouvernement, estime la médiation burkinabè

25/07/2012 09:21 EDT | Actualisé 24/09/2012 05:12 EDT

Il revient aux Maliens eux-mêmes de décider de leur Premier ministre et de leur gouvernement, a estimé mercredi la médiation burkinabè, après qu'une importante coalition de partis maliens a réclamé la démission du Premier ministre Cheick Modibo Diarra et de son équipe.

"C'est aux Maliens de décider qui doit être leur Premier ministre et la composition de leur gouvernement", a déclaré à l'AFP une source au sein de la médiation dans la crise malienne, conduite par le Burkina Faso au nom de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao).

Le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR), influent groupement de partis et organisations qui s'étaient opposés au coup d'Etat militaire du 22 mars au Mali, a réclamé mardi la démission du Premier ministre de transition et de son gouvernement.

Il a dénoncé leur "incompétence" et leur "amateurisme" alors que le nord du pays est contrôlé par des mouvements islamistes armés alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

La Cédéao a donné aux autorités de transition jusqu'au 31 juillet pour former un gouvernement d'"union nationale", sous peine de sanctions, jugeant le cabinet actuel pas assez représentatif.

"La médiation souhaite que le président par intérim Dioncounda Traoré puisse rentrer au Mali avant le 31 juillet", a souligné par ailleurs la source burkinabè à l'AFP.

Le président Traoré est en convalescence à Paris depuis le 23 mai, après avoir subi dans son bureau à Bamako une grave agression de la part d'une foule hostile.

roh-tmo/sd

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