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Syrie: Washington exhorte Assad et l'opposition à oeuvrer à une transition

24/07/2012 03:06 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Les Etats-Unis ont exhorté mardi le régime du président syrien Bachar al-Assad et la rébellion à oeuvrer à une transition du pouvoir en Syrie et se sont engagés à accélérer leur soutien à l'opposition.

"Il n'est pas trop tard pour que le régime d'Assad commence à programmer une transition qui permette de trouver un moyen de mettre fin à la violence", a déclaré la secrétaire d'Etat Hillary Clinton lors d'un point presse, ajoutant que le "rythme des évènements s'accélérait en Syrie".

Washington et les Occidentaux martelaient depuis des semaines que le chef de l'Etat syrien "devait partir" et qu'il serait de toute façon exclu d'une éventuelle période de transition.

La chef de la diplomatie américaine a répété que depuis l'échec le 19 juillet à l'ONU d'une résolution à laquelle la Russie et la Chine ont opposé leur veto, les Etats-Unis travaillent dorénavant "en dehors du Conseil de sécurité" pour envoyer "un message clair de soutien à l'opposition".

"Nous devons travailler étroitement avec l'opposition parce qu'elle gagne de plus en plus de terrain", a-t-elle constaté, confirmant que son pays fournissait une "assistance non létale" à la rébellion, c'est-à-dire des "moyens de communication" et de "l'aide humanitaire".

Mais la secrétaire d'Etat a également mis en garde les rebelles "de mieux en mieux organisés". Ils "doivent se préparer à commencer à oeuvrer à un gouvernement intérimaire. Ils doivent s'engager à protéger les droits de tous les Syriens, de tous les groupes syriens. Ils doivent sécuriser les armes chimiques et bactériologiques détenues par le régime", a prévenu Mme Clinton.

Les rebelles ont accusé mardi la Syrie d'avoir transféré des armes chimiques près de ses frontières, au lendemain de la menace de Damas de s'en servir en cas "d'agression extérieure".

Les combats semblaient mardi se concentrer à Alep, la capitale économique, et l'armée continuait à conforter ses positions à Damas au terme d'une semaine de combats intenses avec les insurgés.

Mme Clinton a également mis en garde l'opposition, si elle arrive au pouvoir, de ne pas engager d'éventuelles représailles contre les dirigeants déchus. La porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland a plaidé pour l'unité, "dès le lendemain" d'une éventuelle chute du régime d'Assad.

"Notre message à toutes les forces en Syrie c'est +une Syrie pour tous les Syriens+. C'est une Syrie qui doit protéger les droits de l'homme, la dignité, la démocratie pour tous. Quiconque qui se prévaut de se battre au nom du peuple syrien doit le faire dans ce sens-là", a insisté Mme Nuland.

Le Conseil national syrien (CNS), principale instance de l'opposition a affirmé mardi qu'il reviendrait à un opposant de superviser une future transition et non à une "personnalité du régime" comme l'avait déclaré plus tôt à Beyrouth un membre du CNS.

Le CNS a prédit l'effondrement tout proche du régime, pendant que Damas rejetait une proposition arabe d'un départ négocié du président Assad.

Fin juin, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Russie et Chine étaient tombés d'accord le 30 juin à Genève sur le principe d'un gouvernement de transition avec des représentants du régime actuel et des opposants, mais réclamer explicitement que M. Assad s'en aille.

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