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RDC/Procès Chebeya: les parties civiles plaident en faveur d'une reprise de l'instruction

24/07/2012 03:17 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Les parties civiles au procès en appel des assassins présumés du militant des droits de l'homme Floribert Chebeya ont plaidé mardi en faveur de leur requête, déposée la semaine dernière, de voir l'instruction reprendre grâce à de nouveaux témoignages.

Ces témoignages ont été recueillis par le cinéaste belge Thierry Michel qui a rencontré l'un des protagonistes du double meurtre de Chebeya et de son chauffeur. Ce policier, Paul Milambwe, qui a fuit la RDCongo lors du premier procès, lui a affirmé qu'il avait assisté au meurtre de Chebeya dans le garage du chef de la police et qu'il savait où le chauffeur avait été enterré.

Depuis ces révélations publiques, les nombreuses parties civiles du procès demandent la "sécurisation" de l'endroit où le corps a été enterré dans une ferme du chef de la police. Elles demandent aussi l'audition de Thierry Michel qui a été interdit d'entrer en RDC le 9 juillet dernier.

La prochaine audience a été fixée au 31 juillet.

Floribert Chebeya, 47 ans, directeur de l'ONG La Voix des Sans-Voix (VSV), avait été retrouvé mort le 1er juin 2010 dans sa voiture en périphérie de Kinshasa, les poignets portant des traces de menottes, après s'être rendu la veille à un rendez-vous à l'inspection général de la police, accompagné par son chauffeur.

En 2011, la cour militaire a condamné à mort le principal suspect, le colonel Daniel Mukalay, numéro 2 des services spéciaux de la police, ainsi que le major Milambwe et deux autres policiers jugés par contumace car en fuite. Un autre policier a été condamné à la prison à perpétuité et trois ont été acquittés. Tous sont rejugés en appel depuis le 19 juin.

Les parties civiles estiment que le "suspect numéro un" est le général Nui, chef de la police, suspendu de ses fonctions depuis l'affaire.

pb/sd

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