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Obama riposte face aux accusations de Romney sur la libre entreprise

24/07/2012 05:36 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Barack Obama a riposté sur plusieurs fronts mardi aux accusations lancées par son adversaire républicain Mitt Romney, selon qui le président sortant ne croit pas à la libre entreprise et défend une conception de l'économie "étrangère à l'expérience américaine".

Depuis une semaine, M. Romney, mis en cause pour ses investissements à l'étranger, a tenté de déplacer le débat à son avantage, en capitalisant sur un discours prononcé le 13 juillet en Virginie (est) par M. Obama. Ce dernier y défendait l'idée d'investir dans les infrastructures et les services publics pour assurer la prospérité des Etats-Unis.

"Si vous avez eu du succès, quelqu'un vous a aidé. Il y a eu un enseignant formidable dans votre vie. Quelqu'un a aidé à créer ce système américain fantastique qui vous a permis de prospérer. Quelqu'un a investi dans des routes et des ponts", avait dit le président. Et de conclure: "Si vous avez une entreprise, ce n'est pas vous qui avez construit cela".

M. Romney a fait grand cas de cette dernière phrase, estimant qu'elle illustrait la piètre estime dans laquelle M. Obama tenait la libre entreprise, partie intégrante du "rêve américain" qui veut que chacun ait sa chance de réussir. Il a même recruté des chefs d'entreprise pour une opération intitulée "c'est moi qui l'ai construit".

Lundi, M. Romney a affirmé que M. Obama défendait "une idéologie (...) selon laquelle la prise de risque et le succès ne doivent pas être récompensés comme ils l'ont été dans le passé. C'est une philosophie très étrange, et par certains aspects étrangère à l'expérience américaine".

"Si vous avez une entreprise et que c'est vous qui l'avez lancée, vous l'avez construite (...), pas le gouvernement", a ajouté le candidat républicain, lui-même devenu multimillionnaire grâce à son ancienne entreprise d'investissement Bain Capital.

M. Obama n'avait pas réagi pendant plusieurs jours, et son équipe a continué à concentrer ses attaques contre le bilan social des entreprises rachetées par Bain Capital et les placements de M. Romney dans des paradis fiscaux.

Mais au moment où plusieurs sondages montrent une chute de la confiance des électeurs vis-à-vis de la façon dont M. Obama gère l'économie, sujet qui devrait être déterminant dans le choix des électeurs le 6 novembre, le président est monté au créneau lundi soir à Oakland (Californie, ouest).

"Aujourd'hui, le gouverneur Romney est encore revenu à la charge, en déformant à dessein mes déclarations pour faire croire que je n'accorde pas d'importance aux petites entreprises", s'est indigné M. Obama.

"Quand on supprime des phrases entières de ce que vous avez dit, quand on commence à copier et coller, ça dépasse un peu les bornes", a ajouté M. Obama, en affirmant croire "de toute (son) âme que c'est l'ingéniosité et l'énergie des Américains ayant créé des entreprises qui mènent à leur succès".

L'équipe de campagne du président sortant a poursuivi sur cette lancée en présentant mardi une nouvelle publicité télévisée dans laquelle M. Obama, directement face à la caméra, affirme que les assertions de M. Romney "utilisent (ses) mots hors contexte" et sont "totalement fausses".

"Evidemment que ce sont les Américains qui construisent leurs propres entreprises. Tous les jours, des gens travaillent dur pour réussir à payer leurs employés, créer des emplois et faire fonctionner notre économie", assure le président.

"Et ce que j'ai dit, c'est que nous devions les soutenir comme les Etats-Unis l'ont toujours fait. En investissant dans l'enseignement, la formation, les routes et les ponts, la recherche et la technologie", ajoute-t-il.

tq/chv

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