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Liberté sous caution suspendue pour les deux Iraniens

24/07/2012 12:19 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Une Cour d'appel de Nairobi, statuant en urgence, a suspendu mardi la liberté sous caution accordée le 16 juillet à deux Iraniens, jugés dans la capitale kényane pour possession d'explosifs destinés à des attentats.

"Il est par la présente sursis à la décision du tribunal d'accorder la liberté sous caution (...) jusqu'à ce que l'appel (déposé par le parquet, ndlr) soit examiné et qu'une décision soit rendue", a déclaré la juge Lidya Achode.

Elle a fixé à mercredi l'audience d'appel où sera réexaminée sur le fond la décision de mise en liberté sous caution des deux accusés, qui en attendant ont été réincarcérés. "Nos clients ont été remis à la police", a indiqué leur avocat, David Karimi, à l'AFP.

Un magistrat kényan avait accordé la liberté sous caution aux deux accusés estimant qu'ils n'étaient "pas des criminels d'envergure" et expliquant ne voir "aucune raison de leur interdire" de bénéficier des dispositions sur la liberté sous caution.

Les deux hommes ont chacun dû payer deux millions de shillings kenyans (23.500 dollars) de caution et devaient se présenter à la police deux fois par semaine.

Le parquet kényan avait déposé le 19 juillet une requête "urgente" de révision de la décision de première instance, expliquant que les deux accusés présentaient des risques de fuite et devraient être détenus jusqu'à l'issue de leur procès.

Le magistrat de première instance, en décidant de les libérer sous caution, "a fait une erreur parce que les charges pesant contre eux concernent des questions graves touchant à la sécurité nationale", a argué le représentant du parquet, Edwin Okello.

Le procès des deux Iraniens, Ahmed Mohammed et Sayed Mansour, arrêtés en juin, a été ajourné mardi à la demande du parquet, au deuxième jour d'audience.

Une date de reprise sera décidé début août, a indiqué le tribunal.

Les deux hommes sont inculpés de liens avec un réseau terroriste planifiant des attentats à la bombe dans la capitale Nairobi et la ville côtière de Mombasa, et de possession de 15 kg de RDX, un puissant explosif militaire, retrouvés selon l'accusation sur leurs indications.

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