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Lessard et Martin se plaisent à dire qu'elles ont amené le beau temps à Londres

24/07/2012 05:49 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Il fait un temps pour aller à la plage à Londres depuis le début de la semaine. Marie-Andrée Lessard et Annie Martin, les volleyeuses canadiennes en maillot de bain, se plaisent à dire qu'elles ont amené le beau temps avec elles en Angleterre. À voir les larges sourires qu'elles arborent, on peut le croire.

Les Québécoises étaient toutes pimpantes, mardi, avant de fouler le sable pour une séance d'entraînement du terrain aménagé sur le site historique de la Place des gardes à cheval (Horse Guards Parade), à deux pas de la résidence officielle du Premier ministre dans le centre de Londres.

«Tout le monde nous avait dit: `Attendez de voir votre site, vous verrez que c'est le plus beau de tous', a relaté Martin. En arrivant aujourd'hui, nous avons été très impressionnées. C'est vraiment un site exceptionnel.»

Le stade temporaire, semblable dans sa configuration au court central de Wimbledon, peut accueillir 15 000 spectateurs.

Lessard et Martin constateront rapidement que l'endroit bucolique peut être hostile puisqu'elles affronteront les représentantes du pays hôte, dimanche, à leurs débuts dans le tournoi olympique.

«L'atmosphère va être survoltée comme c'est pas possible, a dit Martin. Ce sera une belle expérience à vivre.»

Rêve de gamine

Une expérience qui n'est pas traumatisante pour les expérimentées volleyeuses sur sable, qui en ont vu bien d'autres. Lessard, native de LaSalle, et Martin, de Sherbrooke, savourent pleinement leur présence à Londres, après avoir assuré leur qualification tout dernièrement, le 7 juillet.

Pour Martin, âgée de 30 ans, il s'agit de sa deuxième participation aux JO, après avoir pris part à ceux d'Athènes en 2004 en compagnie de Guylaine Dumont. Le duo avait créé la surprise en prenant le cinquième rang.

Pour Lessard, qui n'a pas volé sa première participation aux JO, c'est la réalisation d'un rêve de petite fille à l'âge de 34 ans.

«Je suis époustoufflée par tout ce que je vis jusqu'à maintenant, a-t-elle commenté. Il fallait nous voir à notre arrivée au village des athlètes samedi. Nous étions émerveillées comme des gamines. On n'aurait pas dit qu'Annie en était à ses deuxièmes Jeux. J'apprécie réellement ce qui m'arrive et je dois me pincer pour y croire.»

Les séries dans la mire

De façon réaliste, le duo ne vise pas de médaille olympique. Mais il se retrouve dans une poule de qualification qui lui permet d'espérer accéder au tour éliminatoire. Outre la Grande-Bretagne, les Canadiennes se frotteront à la Russie et à l'Italie.

«Les Britanniques et les Russes sont de notre calibre. Les Italiennes sont plus coriaces, par contre», a avancé Martin.

«Nous croyons en nos chances de sortir de notre section, a renchéri Lessard. Si nous atteignons les séries, nous pourrons dire mission accomplie. Et qui sait une fois rendu là? Nous pourrions surprendre.»

Désavantagées sur le plan physique par rapport à leurs adversaires, Lessard et Martin se démarquent par leur ardeur à la tâche et leur grande combativité.

«Notre objectif ici est de jouer à la hauteur de notre potentiel, a avancé Lessard. On dit que nous sommes tenaces, c'est notre marque de commerce. Nous n'abandonnons jamais et nous affichons beaucoup d'intensité. Notre statégie est de semer la confusion chez nos rivales. Pour cela, nous courons des risques. Au service, par exemple, nous frappons le ballon de toutes nos forces. C'est la raison pour laquelle nous manquons parfois notre coup.»

Lessard et Martin étaient prêtes à composer avec les pires conditions météorologiques, en s'amenant à Londres.

«On a rempli nos valises de vêtements de pluie ainsi que de chandails à manches longues et de pantalons longs. Mais il fait chaud et nous n'avons pas reçu une seule goutte de pluie depuis que nous sommes ici», a fait remarquer Lessard.

«Ça doit être nous qui avons apporté le soleil», a lancé Martin en s'esclaffant.

Toutes deux ne rateront pas la cérémonie d'ouverture pour tout l'or au monde, vendredi.

«À Athènes, je n'avais pas pu y prendre part parce que nous étions en action dès le lendemain, a expliqué Martin. Cette fois-ci, il n'est absolument pas question que je la manque.»

Dans le tableau masculin, le Canada est représenté par Joshua Binstock, de Toronto, et Martin Reader, de Comox, en Colombie-Britannique. Binstock et Reader vont amorcer leur tournoi, samedi, également par une confrontation face aux Britanniques.

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