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Les rebelles accusent Damas de transférer des armes chimiques

24/07/2012 01:56 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

Les rebelles syriens ont accusé le régime du président Bachar al-Assad d'avoir transféré des armes chimiques vers des aéroports à la frontière, au lendemain de la menace par Damas d'utiliser ces armes en cas "d'agression extérieure".

"Nous au sein du commandement conjoint de l'Armée syrienne libre (ASL) à l'intérieur, savons parfaitement l'endroit où se trouvent ces armes et leur positionnement", a indiqué l'ASL dans un communiqué mardi.

"Nous révélons qu'Assad a transféré certaines de ces armes et des équipements de mélange de composantes chimiques vers des aéroports à la frontière", poursuit le texte sans préciser quelle frontière.

"Selon nos informations, le régime a commencé depuis des mois à déplacer ses stocks d'armes de destruction massive (...) dans le but de faire pression sur la région et sur la communauté internationale" qui appellent sans cesse Damas à cesser la répression depuis 16 mois, indiquent encore les rebelles.

Le régime syrien a reconnu lundi pour la première fois posséder des armes chimiques et menacé de les utiliser en cas d'intervention militaire occidentale mais jamais contre sa population, suscitant immédiatement des mises en garde internationales.

Le président des Etats-Unis Barack Obama a prévenu le régime qu'il commettrait une "erreur tragique" et devrait rendre des comptes s'il utilisait ses armes chimiques, tandis que le Pentagone a affirmé que les Syriens "ne devraient même pas penser une seule seconde à (en) faire usage".

Abdel Basset Sayda, président du Conseil national syrien (CNS) --principale coalition de l'opposition syrienne, a également estimé qu'un "régime qui massacre les enfants, qui viole les femmes peut aussi bien utiliser des armes chimiques".

Israël a prévenu qu'il ferait tout pour empêcher un transfert d'armes chimiques, de missiles et de systèmes de défense anti-aérienne de Syrie au Hezbollah libanais, fidèle allié de Damas.

Dans leur communiqué, les rebelles ont minimisé la possibilité d'un recours aux armes chimiques contre l'Etat hébreu.

"Le régime qui n'a pas tiré une seule balle contre Israël au cours de trois décennies n'utilisera certainement pas des armes chimiques contre ce pays", indique le communiqué de l'ASL.

Le régime de Damas s'est toujours targué d'être au centre de l'"axe de la résistance" contre Israël (Iran-Syrie-Hezbollah), mais a toujours préservé le calme à sa frontière avec l'Etat hébreu et s'est même engagé dans des négociations indirectes avec l'Etat hébreu qui occupe depuis 1967 une partie du Golan syrien.

Il a parallèlement soutenu le Hezbollah, parti armé le plus puissant au Liban qui s'est engagé dans une guerre destructrice contre Israël en 2006.

Récemment, le parti chiite a affirmé que "les armes les plus importantes" et les roquettes utilisées par le Hezbollah contre Israël durant la guerre de 2006 venaient de la Syrie, soulignant que Damas était "un pont de liaison" entre lui et Téhéran.

ram/hj

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