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Les armes chimiques syriennes "sous le contrôle total" d'Assad, selon Israël

24/07/2012 06:18 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Le chef d'état-major israélien, le général Benny Gantz, a affirmé mardi que le régime du président syrien Bachar al-Assad "contrôlait ses stocks d'armes".

"Pour le moment, Assad contrôle ses stocks d'armes", a déclaré M. Gantz devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, cité par un porte-parole.

"Les Syriens sont en train d'accroître les mesures de sécurité pour protéger leurs armes. Selon nos informations, les armes ne sont pas encore passées dans des mains dangereuses, mais cela ne veut pas dire que cela n'arrivera pas. Ils peuvent les utiliser contre des civils ou les transférer au (mouvement chiite libanais) Hezbollah", allié de Damas, a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la journée, un haut responsable du ministère israélien de la Défense, Amos Gilad, avait déjà déclaré à la radio publique que "l'ensemble des armes chimiques et des armes de destruction massive est sous son contrôle total" (du régime syrien, ndlr).

"Selon nos informations, le Hezbollah ne dispose pas d'armes chimiques venant de Syrie et il y a pas eu de transfert d'armes chimiques vers des organisations terroristes comme Al-Qaïda", a ajouté ce responsable.

"Il ne faut pas s'alarmer avec des informations qui n'ont aucune signification et des faits qui n'ont pas eu lieu", a-t-il précisé.

Il faisait allusion aux déclarations de rebelles syriens qui ont accusé mardi le régime de Bachar al-Assad d'avoir transféré des armes chimiques vers des aéroports à la frontière, au lendemain de la menace par Damas d'utiliser ces armes en cas "d'agression extérieure".

Partageant l'avis d'experts militaires israéliens, l'ancien chef des renseignements militaires Amos Yadlin s'est lui aussi voulu rassurant en déclarant que même si des armes chimiques parvenaient au Hezbollah, ce dernier aurait des difficultés à s'en servir contre Israël.

Lors d'une conférence de presse à Bruxelles, le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a prévenu que le transfert d'armes chimiques au Hezbollah constituerait "un casus belli", "une ligne rouge". "Nous agirons de façon décisive et sans hésitation ni retenue", a-t-il déclaré.

Le ministre de la Défense Ehud Barak avait déjà indiqué dimanche qu'"Israël ne pourrait accepter le transfert d'armes sophistiquées de Syrie au Liban", en mettant en garde contre une réponse militaire israélienne dans un tel scénario.

Le régime syrien a reconnu lundi pour la première fois posséder des armes chimiques et menacé de les utiliser en cas d'intervention militaire occidentale mais jamais contre sa population.

Evoquant directement le conflit syrien, le général Gantz a indiqué que les combats entre l'armée syrienne et les rebelles avaient atteint le plateau du Golan, dont une partie est occupée par Israël.

"Des batailles se déroulent sous nos yeux dans la région du Golan. Hier (lundi), trois mortiers sont tombés près de la barrière" de séparation, a-t-il ajouté, en précisant qu'ils ne visaient pas Israël.

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