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Le pétrole rebondit légèrement à New York, malgré les craintes européennes

24/07/2012 03:19 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Les prix du pétrole ont légèrement rebondi mardi à New York, après une très forte chute la veille, dans un marché soutenu par un bon indicateur chinois en dépit d'inquiétudes persistantes pour la zone euro.

Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en septembre s'est apprécié de 36 cents à 88,50 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les prix de l'or noir ont ainsi retrouvé quelques couleurs après avoir dégringolé la veille de 3,69 dollars à New York, et de 3,57 dollars à Londres, plombés par un mouvement de panique sur la zone euro et un fort renchérissement du dollar face à l'euro.

Selon les analystes, la publication d'un indicateur chinois, plus encourageant que prévu, expliquait en partie ce léger rebond.

"Les prix ont trouvé un peu de soutien dans l'indice PMI chinois" de la banque HSBC, montrant que l'activité manufacturière du pays avait enregistré en juillet sa contraction la plus faible depuis cinq mois, ont observé les experts de Commerzbank.

L'indice PMI des directeurs d'achat s'est ainsi redressé à 49,5 pour le mois en cours, contre 48,2 en juin. Un indice supérieur à 50 indique une expansion tandis qu'un indice en-dessous de ce seuil indique une contraction.

Même si l'activité manufacturière du géant asiatique ne progresse pas, elle recule donc moins que les mois précédents, ce qui constitue un signal encourageant "témoignant de la reprise de l'activité économique dans le deuxième pays consommateur de brut de la planète", a estimé Commerzbank.

Pour d'autres, la relative tendance haussière du marché restait surtout technique.

"Cela ressemble beaucoup, selon moi, à un rachat de positions à découvert, car il n'y a pas eu tant de nouvelles", a ainsi estimé John Kilduff. "Et les prix sont restés dans une fourchette étroite autour de 88,50 dollars le baril toute la journée", a-t-il rappelé.

"Les marchés continuent de regarder en direction de l'Europe et restent focalisés sur l'aggravation de la situation sur ce continent", de mauvais augure pour la demande en brut, a noté quant à lui, Matt Smith de Summit Energy.

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