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Le président irakien n'aura pas à témoigner au procès de Tarek al-Hachémi

24/07/2012 09:16 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

La justice irakienne a opposé mardi une fin de non-recevoir aux avocats du vice-président Tarek al-Hachémi, jugé par contumace à Bagdad pour avoir commandité des assassinats, qui demandaient à ce que le président Jalal Talabani vienne témoigner.

Au cours d'une nouvelle audience dans ce procès qui a débuté en mai, Mouayad al-Izzi, le chef de l'équipe de défense de M. Hachémi, a indiqué que "la cour d'appel fédérale a rejeté notre appel et a renvoyé l'affaire devant la cour centrale criminelle d'Irak".

Fin mai, la défense avait requis le témoignage de plusieurs hauts responsables, dont le président Jalal Talabani. Cette requête ayant été rejetée par les trois juges chargés de l'affaire, les avocats du vice-président avaient saisi la cour d'appel fédérale.

Après le rejet de l'appel, le procès a été ajourné au 14 août.

Tarek al-Hachémi se trouve aux dernières nouvelles en Turquie, pays qui refuse de l'extrader vers l'Irak, en dépit d'une demande d'arrestation internationale dans son pays diffusée par Interpol.

Lui et certains membres de sa garde rapprochée sont poursuivis pour 150 chefs d'inculpation, notamment le meurtre de six juges et de plusieurs hauts responsables, dont le directeur général du ministère de la Sécurité nationale.

Ils dénoncent depuis des mois une procédure à des fins purement politiques, s'inscrivant dans le conflit qui oppose depuis décembre leur famille politique, le bloc Iraqiya dominé par les sunnites, au Premier ministre, le chiite Nouri al-Maliki, qu'ils accusent d'autoritarisme.

Le cas de M. Hachémi est depuis plusieurs semaines au coeur d'une crise diplomatique entre l'Irak et la Turquie.

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