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Le Premier ministre du Zimbabwe se félicite de la décision de l'UE

24/07/2012 04:49 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

Le Premier ministre du Zimbabwe Morgan Tsvangirai s'est félicité mardi de la décision de l'Union européenne de suspendre la majorité de ses sanctions contre ce pays imposées il y a dix ans s'il organisait un référendum constitutionnel "crédible" pour préparer des élections démocratiques.

"Ma préférence reste une suspension de toutes les sanctions en conformité avec l'accord passé entre les partis du Zimbabwe et les résolutions de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC)", a déclaré M. Tsvangirai dans un communiqué.

"Lier la suspension (des sanctions) à l'organisation réussie d'un referendum constitutionnel prouve que l'UE est prête à aider la mise en place d'une réforme démocratique au Zimbabwe", a-t-il poursuivi.

En saluant, un "dialogue constructif" et un "progrès" politique au Zimbabwe, les ministres européens des Affaires étrangères réunis à Bruxelles lundi ont également décidé de reprendre "immédiatement" l'aide directe à la coopération et au développement, qui était elle aussi suspendue depuis 10 ans.

L'UE entend désormais encourager la transition politique, prévue dans les accords passés en 2008 entre M. Mugabe, 88 ans, et son rival Morgan Tsvangirai, Premier ministre à la tête d'un fragile gouvernement d'union nationale, pour éviter une guerre civile. Ces accords prévoyaient l'adoption d'une constitution.

Après trois ans de travaux d'écriture émaillés de nombreuses violences --dont la mort d'un partisan de M. Tsvangirai durant la première réunion publique--, le projet de nouvelle Constitution a finalement été dévoilé la semaine dernière.

Il propose de réduire à deux le nombre de mandats présidentiels, pour un maximum de dix ans au pouvoir, mais sans fixer de limite d'âge.

Le texte impose au président de consulter le Parlement et le conseil des ministres pour les nominations clés, et lui fait perdre son immunité une fois terminé son mandat.

Tsvangirai a appelé ses partenaires à "redoubler d'efforts pour mettre en oeuvre les engagements que nous avons pris pour appliquer réellement et honnêtement la feuille de route pour des élections libres, justes, légitimes et crédibles dont les résultats ne seront pas contestés."

De source diplomatique, on avait indiqué vendredi que l'UE envisageait de lever les sanctions visant la plupart des 112 personnes encore soumises à des gels d'avoirs et des interdictions de visa dans l'UE, à l'exception d'un "noyau dur" comprenant M. Mugabe.

L'UE avait déjà levé en février l'interdiction de visa et le gel des avoirs à l'encontre de 51 personnes afin d'encourager les "progrès" des réformes.

Cependant, les sanctions contre Robert Mugabe, 88 ans et au pouvoir depuis 32 ans, ne seront pas levées selon les diplomates européens.

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