NOUVELLES

Le général Ali Mamlouk devient chef de l'appareil sécuritaire syrien

24/07/2012 07:58 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Le général Ali Mamlouk est devenu chef du bureau de la Sécurité nationale, qui chapeaute l'ensemble de l'appareil sécuritaire syrien, a indiqué mardi une source des services de sécurité à Damas.

"Le général Ali Mamlouk, qui était chef de la sûreté de l'Etat, devient désormais chef du bureau de la Sécurité nationale, avec rang de ministre, et il chapeaute tout l'appareil sécuritaire. Il dépend directement du président Bachar al-Assad", a indiqué cette source.

Par ailleurs, le général Rustom Ghazalé, ex-directeur de la sécurité militaire à Damas, a été nommé chef de la sécurité politique, et Dib Zaytoun, qui occupait ce poste devient chef de la sûreté de l'Etat. Le renseignement militaire est désormais dirigé par Rafic Chehadé, qui était jusqu'à présent chef du renseignement militaire à Homs (centre), le coeur de la rébellion.

L'ancien patron du renseignement militaire, Abdel Fattah Qoudsiya, devient l'adjoint d'Ali Mamlouk.

Cette très importante restructuration intervient moins d'une semaine après un attentat le 18 juillet ayant frappé au coeur de l'appareil sécuritaire du régime.

"Jusqu'à présent, les services de sécurité étaient éparpillés entre différents ministères, les renseignements militaires et ceux de l'armée de l'air dépendaient du ministère de la Défense, le renseignement politique du ministère de l'Intérieur et la Sûreté de l'Etat du président de la République", a précisé cette source.

"Le processus de centralisation était en cours, mais il a été bien sûr accéléré par l'attentat", a-t-il encore dit.

Le président défunt Hafez al-Assad, père de l'actuel chef de l'Etat, avait multiplié les services de renseignements et encouragé leur rivalité pour éviter toute tentative de putsch. Le mouvement de contestation sans précédent contre le régime depuis 16 mois a poussé Bachar al-Assad à les rassembler pour la première fois sous une seule direction.

La Sécurité nationale, dirigée par Hicham Ikhtiar, tué dans l'attentat du 18 juillet, avait des prérogatives beaucoup plus limitées et n'avait pas un rôle opérationnel.

Outre M. Ikhtiar, l'attentat du 18 juillet avait tué le ministre de la Défense, Daoud Rajha, son adjoint et beau-frère de M. Assad, Assef Chawkat, et Hassan Turkmani, chef de la cellule chargée de réprimer la révolte qui secoue le régime depuis mars 2011.

bur/sk/ram/cco

PLUS:afp