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Le front anti-putsch du Mali réclame la démission du Premier ministre

24/07/2012 03:01 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Un influent groupement de partis politiques et organisations qui s'étaient opposés au coup d'Etat militaire du 22 mars au Mali a réclamé mardi la démission du Premier ministre Chaeick Modibo Diarra et de son gouvernement dont il dénonce "l'incompétence et l'amateurisme" alors que le nord du pays est controlé par des groupes islamistes armés.

Le Front uni pour la défense de la République et de la démocratie (FDR) affirme dans un communiqué que "force est de constater que trois mois après sa formation, le gouvernement de transition dirigé par Cheick Modibo Diarra ne fait que s'enliser dans l'incompétence et l'amateurisme et le Mali continue de s'enfoncer" dans la crise.

Le FDR "les invite en conséquence à démissionner en vue de faciliter les consultations pour la mise en place d'un nouveau Premier ministre et d'un gouvernement d'union nationale".

Cette demande du FDR, qui regroupe 40 partis politiques - dont les plus importants du Mali - et une centaine d'organisations de la société civile, intervient alors que M. Diarra avait promis le 16 juillet un "cadre consultatif comprenant toutes les forces vives" pour former gouvernement d'union nationale.

La formation d'un tel gouvernement a été exigé par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) au plus tard le 31 juillet.

M. Diarra avait présenté le lendemain au médiateur de la Cédéao dans la crise malienne, le président burkinabè Blaise Compaoré, une "feuille de route" pour sortir son pays de la crise.

Le FDR estime que cette "feuille de route" est "plutôt un plan d'actions sans aucune vision politique et stratégique, et sans chronogramme ni délai précis, manifestement concocté sous la pression des événements et dans lequel les priorités brûlantes de la Nation ne sont guère mises en évidence".

Le FDR reproche en particulier à M. Diarra de n'avoir "aucune stratégie pour libérer, par la guerre ou par la négociation" le nord du Mali, soit plus de la moitié du territoire du pays, occupé depuis près de quatre mois par les groupes islamistes armés.

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