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Le CNS veut une personnalité de l'opposition pour diriger la transition

24/07/2012 11:43 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Le Conseil national syrien (CNS) a affirmé mardi qu'une personnalité de l'opposition, et non du pouvoir du président Bachar al-Assad, sera chargée de superviser la transition, estimant que la fin du régime approche.

Dans un communiqué, le CNS a souligné que "la présidence du pouvoir transitoire sera attribuée à une personnalité nationale de consensus de l'opposition", qui "n'a pas fait partie du régime".

Il a estimé que le peuple syrien était "sur le point de parvenir à la victoire contre la clique sanglante au pouvoir".

Ce communiqué est intervenu après des déclarations de George Sabra, membre du CNS, qui a affirmé à l'AFP à Beyrouth que l'opposition était prête à accepter qu'une "personnalité du régime" dirige le pays pendant une période de transition.

Ces propos avaient poussé une porte-parole du CNS, Bassma Kodmani, à souligner que l'opposition refuse tout gouvernement d'union nationale présidé par un membre du régime.

"Il n'a jamais été question d'un gouvernement d'union nationale présidé par un membre du régime", a déclaré à Paris Mme Kodmani, responsable des relations extérieures de cette instance qui rassemble la majorité des courants de l'opposition syrienne.

"D'un gouvernement de transition, il est question bien sûr, mais de l'opposition, pas présidé par un membre du pouvoir", a insisté Mme Kodmani.

George Sabra avait affirmé que l'opposition était "d'accord pour le départ d'Assad et le transfert de ses pouvoirs à une des personnalités du régime pour diriger une période de transition à l'instar de ce qui s'est passé au Yémen".

Le vice-président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi avait été élu en février pour une période transitoire de deux ans après le départ du président Ali Abdallah Saleh, conformément à un accord supervisé par les pays du Golfe.

Interrogé sur la "personnalité" du régime qui serait acceptée par l'opposition, M. Sabra avait répondu: "la Syrie dispose de personnalités patriotiques même au sein du régime et certains officiers de l'armée syrienne peuvent jouer un rôle" dans la transition.

Interrogé lors d'un point de presse, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero, avait semblé plutôt bien accueillir la déclaration de George Sabra.

"Tout ce qui peut permettre de parvenir le plus rapidement possible à la fin des violences (...) et à la formation d'un gouvernement provisoire va dans la bonne direction", a déclaré M. Valero.

Fin juin, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Russie, Chine) étaient tombés d'accord à Genève sur le principe d'une transition avec un nouveau gouvernement comprenant des représentants du régime et de l'opposition, sans toutefois mentionner le départ du président syrien.

Depuis, cet accord a suscité des interprétations radicalement divergentes, Paris et Washington estimant qu'il donne des garanties sur une transition sans le dirigeant syrien, Moscou et Pékin, opposés au départ forcé d'Assad, maintenant qu'il revient aux Syriens de déterminer leur avenir.

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