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Judo: le Japon ne vise que l'or aux Jeux olympiques

24/07/2012 10:48 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Lieu de naissance du judo, le Japon avait laissé aux Sud-coréens, aux Français et même aux Brésiliens les titres olympiques et mondiaux. A Londres, en 2012, pas question pour les Nippons de laisser filer les médailles d'or.

«Pour les Japonais, rien, en dehors de l'or, n'est acceptable», a assuré Nicolas Messner, porte-parole de la Fédération internationale de judo (FIJ). «Le Japon sera l'indiscutable favori des Jeux même si, dans certaines catégories, il peut y avoir pas mal de surprises».

Pour assumer leur statut, les Japonais vont s'appuyer sur une nouvelle génération puisque 12 des 14 judokas sélectionnés pour les Jeux feront leurs débuts olympiques. Les deux autres sont des valeurs sûres puisqu'il s'agit de Misato Nakamuro, bronzée à Pékin dans la catégorie des moins de 52 kg, et Takamasa Anaï, champion du Japon depuis quatre ans chez les plus de 100kg.

Mais les autres nations entendent contrecarrer les plans nippons. C'est le cas notamment du Canada, dont Judo Canada a annoncé le 5 juillet qu'il enverra huit athlètes de plus rejoindre les rangs de l’équipe olympique canadienne pour Londres 2012.

Les huit judokas nommés sont Joliane Melançon (57 kg), de Laval, Kelita Zupancic (70 kg), de Whitby, Amy Cotton (78 kg), d’Antigonish, Sergio Pessoa (60 kg), natif du Brésil mais qui vit maintenant à Brossard, Sasha Mehmedovic (66 kg), originaire de la Serbie mais qui vit également à Montréal, Nick Tritton (73 kg), de Guelph et qui vit maintenant à Châteauguay, Antoine Valois-Fortier (81 kg), de Vanier et qui réside à Montréal, et Alexandre Émond (90 kg), de Laval et qui habite à Montréal.

Le Mongol Tsagaanbaatar Khashbaatar, qui est devenu à Pékin le premier médaillé de l'histoire du pays, sera également à surveiller. «Il n'y a plus de petit pays dans le judo», a confié Jimmy Pedro, l'entraîneur de la sélection américaine. «Les Jeux sont un aboutissement pour des pays comme l'Égypte ou l'Iran. Ils veulent briller dans les sports de force, les sports virils, pour envoyer un message au reste du monde».

Mais, depuis Pékin 2008, la FIJ a changé les règles: désormais les attaques à la jambe qui n'impliquent pas d'autre technique en combinaison sont interdites. Une façon de stopper l'afflux de techniques venues de la lutte et de revenir à un judo plus traditionnel. Un changement qui favorise également la technique des Japonais, qui privilégient un judo debout. Résultat, les combats se terminent plus souvent par des ippons, l'équivalant du K.-O. au judo.

«Beaucoup de gens pensent que le judo est compliqué à comprendre», a expliqué Messner. «Mais, même si vous ne connaissez pas les règles, c'est clair de savoir qui a gagné quand quelqu'un est projeté au sol».

Côté français, Teddy Riner, champion d'Europe et du monde en titre, reste la plus grande chance de médaille. Il devra cependant briser la malédiction olympique qui l'a vu échouer en 2008 à une décevante troisième place. Depuis, le judoka a mûri et c'est en grand favori qu'il se présentera à Londres. En argent à Pékin chez les moins de 63 kg, Lucie Decosse semble avoir progressé et pourrait également ravir l'or chez les moins de 70 kg, comme elle l'a fait lors des championnats du monde 2010 et 2011.

Autre chance française, Gévrise Emane, championne d'Europe et du monde en titre des moins de 63 kg. Elle «n'a pas perdu un combat depuis deux ans et est au sommet de son art», a précisé le DTN Jean-Claude Senaud. Mais elle devra se défaire de Yoshie Ueno, la Japonaise.

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