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Fuite d'informations confidentielles: Romney accuse Obama et son entourage

24/07/2012 12:02 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Le candidat républicain à la présidentielle américaine Mitt Romney s'en est pris mardi au président Barack Obama et à son entourage, responsables, selon lui, de fuites d'informations confidentielles en direction de la presse.

"Après que des détails de l'opération secrète contre Ben Laden eurent été donnés à des journalistes, le secrétaire (à la Défense, Robert) Gates est allé dans l'aile ouest (à la Maison Blanche) et a dit à l'équipe Obama de +la fermer+", a affirmé Mitt Romney, dans un discours prononcé mardi à Reno devant l'association des Anciens combattants (VFW).

"La vie de soldats américains était en jeu. Mais étonnamment, l'administration n'a pas changé de méthode. Des éléments sur d'autres opérations secrètes ont fuité", a ajouté M. Romney.

Le candidat républicain a souligné que des démocrates, tels que la présidente de la commission du Renseignement du Sénat Dianne Feinstein, s'étaient inquiétés de ces fuites.

Mitt Romney a cité une déclaration de Mme Feinstein: "Je pense que la Maison Blanche doit comprendre que certaines de ces informations viennent de ses rangs".

Mais mardi, Mme Feinstein a réagi en regrettant que ses propos "aient été utilisés pour attaquer le président Obama". Elle s'est dite déçue par la déclaration de Mitt Romney et a assuré qu'elle savait M. Obama "préoccupé" par les fuites.

Dans son discours, le candidat républicain a qualifié de "méprisable" le fait de donner des informations secrètes à la presse. "Cela trahit notre intérêt national. Cela met en danger nos hommes et femmes sur le terrain", a-t-il dit, en réclamant une "enquête rapide" et en demandant au président de rendre des comptes.

Mitt Romney a promis que s'il était élu, la Maison Blanche ne donnerait pas d'informations confidentielles pour en tirer des "bénéfices politiques".

Le ministère de la Justice a ouvert deux enquêtes pénales le mois dernier après un tollé au Congrès provoqué par des fuites d'informations classées confidentielles. Les élus avaient déploré la divulgation dans le New York Times d'informations selon lesquelles Barack Obama serait responsable d'une augmentation des attaques informatiques contre le programme nucléaire iranien, après la découverte en 2010 du puissant virus Stuxnet.

D'autres fuites avaient concerné les attaques de drones au Yémen et dans la Corne de l'Afrique.

Interrogé à ce sujet, le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a réaffirmé mardi que M. Obama ne "tolérait pas" les fuites et souligné que les affaires en question faisaient l'objet d'enquêtes de "magistrats fédéraux expérimentés".

Tout en refusant d'entrer dans les détails de ces affaires, M. Carney a rappelé que "le président a dit clairement qu'il ne tolérait pas les fuites, et qu'il pensait que ces fuites portaient tort à nos intérêts de sécurité nationale".

M. Carney, qui s'exprimait face aux journalistes dans l'avion Air Force One transportant M. Obama de San Francisco (Californie, ouest) à Portland, dans l'Etat voisin de l'Oregon, a souligné que "les décisions qu'il doit prendre tous les jours dépendent de la capacité à faire en sorte que nos secrets restent secrets".

Le porte-parole de M. Obama a également affirmé que "les auteurs (des articles) du New York Times ont dit que la Maison Blanche n'était pas la source de leurs articles".

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