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Congo: des gardes forestiers partent à la recherche de gorilles portés disparus

24/07/2012 06:16 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

Les gardes forestiers d'un parc national de l'est de la République démocratique du Congo vont bientôt partir à la recherche de dizaines de gorilles des montagnes qui n'ont plus été revus depuis que des rebelles ont pris le contrôle d'une zone du parc où vivent ces primates menacés d'extinction, ont annoncé des responsables mardi.

Le Parc national des Virunga abrite le quart des quelque 800 gorilles des montagnes qui restent dans le monde. Les gardes du parc ont dû quitter la zone en mai à cause des combats entre un nouveau groupe rebelle et l'armée congolaise.

Le directeur du parc, Emmanuel de Mérode, a expliqué que les rebelles avaient accepté qu'une équipe de 45 gardes retourne dans le parc pour réaliser un recensement des gorilles. Les responsables espèrent publier leurs résultats le mois prochain.

Mais le recensement a dû être repoussé mardi à cause de nouveaux combats dans le secteur.

«Nous avons dû reporter l'expédition de 24 heures à cause des tirs d'artillerie qui ont eu lieu ce matin», a dit M. de Mérode, joint par téléphone dans le parc des Virunga. «Il y a des combats très violents autour du quartier général du parc.»

Plus tôt en juillet, les familles des gardes, qui vivaient avec eux dans leur base du parc, ont été évacuées pour des raisons de sécurité. Le quartier général du parc est situé à environ 50 kilomètres de la ville de Goma.

Plus de 130 gardes ont été tués dans le Parc national des Virunga au cours des dernières années. L'an dernier, une attaque a tué trois d'entre eux, en plus de cinq soldats congolais.

En 2007, le parc est devenu inaccessible pendant plus d'un an à cause des violences. Mais un recensement réalisé par la suite a montré que la population de gorilles du parc avait augmenté durant cette période.

Une myriade de milices et de groupes rebelles sont présents dans l'est de la République démocratique du Congo. Les violences se sont intensifiées récemment avec la formation d'un nouveau groupe rebelle, le M23. Ce nouveau conflit a forcé le déplacement de plus de 200 000 personnes depuis le mois d'avril.

Un rapport réalisé par des experts de l'ONU accuse le Rwanda d'avoir contribué à créer et à armer le M23, ce que le Rwanda dément catégoriquement.

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