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Ce dimanche, le courage s’appelle William et Édouard Sauvage

24/07/2012 10:13 EDT | Actualisé 23/09/2012 05:12 EDT

MONTRÉAL - À Montréal, Toronto ou Aurora, au Colorado, pendant que des esprits malins fomentent le pire et détruisent des vies, il y a des enfants qui se battent contre le cancer. William, un charmant jeune homme de 12 ans, est l'un de ceux-là. Il fut, à trois reprises, terrassé par la maladie et, chaque fois, il a fait face, dignement, courageusement.

D'un calme remarquable, William raconte qu'il n'avait que 9 ans quand on a diagnostiqué un cancer des os. Avec Juli Meilleur, sa maman, il raconte l'exigeant parcours que lui et sa famille ont dû vivre: 137 traitements de chimiothérapie, quatre opérations, et des séances de radiothérapie parce qu'il y a eu récidive et qu'une leucémie s'est déclarée par la suite. Aujourd'hui, toutes ces souffrances et ces sacrifices se comptabilisent dans l'incroyable maturité dont fait preuve le cher William.

Heureusement, il y a eu Édouard, son jeune frère. On ne peut plus compatible (6/6 dira-t-il), le jeune garçon n'a pas hésité à partager «un bout de lui» avec son grand frère, son compagnon de jeu, son héros, en lui donnant une partie de sa moelle épinière. Et le miracle fut! Depuis, William est en rémission, Édouard a retrouvé son ami des beaux jours. On peut maintenant recommencer à vivre. «On prend toujours un train pour la vie», ce dimanche, 21h, à Radio-Canada.

Au nom du fric

L'argent sera-t-il donc toujours le vainqueur? Dès qu'on passe à l'arrière-boutique des belles façades impressionnantes de modernité, que s'ouvrent les portes en bois verni des bureaux d'un chic zen et aseptisés, on entre dans des couloirs plus sombres jonchés de détritus révélateurs aux odeurs douteuses.

«Cash Investigation» a voulu savoir comment il se fait que nous payons nos vêtements 13 pour cent moins cher qu'il y a une dizaine d’années. Une des réponses se trouve au Bangladesh, dans des usines qui emploient une vaste population des bidonvilles, surtout des jeunes, trop jeunes. Pour survivre, ces «employés» n’ont d'autres choix que de travailler 12 heures par jour, six jours par semaine pour des salaires qui leur permettent à peine de se payer un taudis. Puis, pour sauver du temps, plutôt que de retourner chez eux, on les fait dormir par terre, au pied de leur machine à coudre.

Interrogés pour ne pas dire asticotés par la journaliste, Élise Lucet, les dirigeants des grosses chaînes de magasins se diront outrés par cette révélation. Les nombreux intermédiaires qui s'interposent entre la maison-mère et les exécutants les immunisent contre certains détails. «Toxiques fringues», à TV5, le mercredi 1er août, 20h.

Un film de… six heures

On entre dans le drame social de Marco Tullio Giordana, «Nos meilleures années» (La meglio gioventù), dès les premiers instants. Divisé en deux actes de trois heures, les couche-tôt seront sans doute déçus que ce film soit présenté au Ciné-Club, les dimanches 29 juillet et 5 août, à 23h45. On accompagne deux frères (Luigi Lo Cascio, Alessio Boni) tout au long des ans, de 1966 jusqu’au début des années 2000, à Rome. Leur rencontre d'une jeune femme aux prises avec des troubles psychiatriques aura un impact considérable sur la vie des deux hommes.

Si Lisbeth (Noomi Rapace) a quelques amis sincères, elle compte aussi deux ou trois ennemis jurés, acharnés à vouloir la tuer. Mais alors qu'elle est introuvable, le journaliste Mikael Blomkvist (Michael Nyqvist), préoccupé par un réseau de prostitution qui coûte la vie à deux jeunes gens, découvre par le fait même le passé sordide de Lisbeth et s'active, grâce à quelques indices, à lui venir en aide dans «La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette», les 3e et 4e épisodes de «Millénium», présenté les mardis 31 juillet et 7 août, 21h.

Douze hommes qui, avec les mots de Gaston Miron, nous emmènent sur les chemins de ce «commis-voyageur de la poésie», à la rencontre de ses questionnements d'homme sensible à tout ce qui l'entoure. Dans une mise en scène de Marc Béland, Richard Séguin, Daniel Lavoie, Michel Rivard, Vincent Vallières et sept autres artistes, accompagnés des musiques de Gilles Bélanger, livrent «Ce monde sans issue», «Mon bel amour», «Au sortir du labyrinthe» et plusieurs autres poèmes, aux «FrancoFolies 2011 / Douze hommes rapaillés chantent Miron», le lundi 30 juillet, 20h.

À RADIO-CANADA: Louis Martin, journaliste passionné de politique, aura marqué des émissions telles que «Rencontres», «Format 60» et «Forum» par son approche fouillée et parfois musclée des hommes et des femmes politiques. À «Zone Doc», son fils, Alexis Martin, homme de théâtre également passionné, nous parle du lien que lui et ses frères entretenaient avec leur père, disparu en 2008, à 72 ans. Le vendredi 3 août, 21h.

À TVA: par deux ou par trois, les jumeaux défileront, pour une 15e édition, ce dimanche, 18h30, marquant ainsi la fin du Festival Juste pour rire. Parmi eux, 15 finalistes seront sélectionnés dont trois couples de jumeaux auront été costumés par trois créateurs de mode d’ici.

À TÉLÉ-QUÉBEC: plus de 25 ans après sa sortie, la comédie de mœurs «Le déclin de l’empire américain» de Denys Arcand, fait encore parler d'elle. Pour retrouver les copains de l'époque (Rémy Girard, Dominique Michel, Pierre Curzi), rendez-vous est donné pour le lundi 30 juillet, 21h. Et, le mercredi 1er août, 21h, on retrouve Gary Cooper, Grace Kelly et Thomas Mitchell dans un règlement de compte d'un bandit qui cherche vengeance auprès de ses complices dans «Le train sifflera trois fois».

AU CANAL D: au pénitencier d'Ironwood, en Californie, il y a trois activités possibles: la violence, la gymnastique et les études universitaires. Sauf que, quand on fait partie d'un gang et qu'on aspire aux études, le «tous pour un» fait quand même «loi» donc, quand l'un des membres est attaqué, «l’étudiant» doit lui aussi prêter main-forte. Or, si ce cas de figure survient, l'étudiant peut dire adieu à son diplôme. «Lockdown / Les Diplômés du pénitencier», le mercredi 1er août, 22h. Et le jeudi 2 août, 21h, Amy a eu le coup de foudre pour une maison en décrépitude, qu'elle a achetée pour constater assez rapidement qu'elle était déjà habitée. Secousses dans les murs, bruits de pas, grognements, objets qui se déplacent lui ont glacé le sang à maintes reprises. Malgré ces esprits malins qui l'ont tenue sur le qui-vive, elle leur aura tenu tête durant plus de 15 ans à «Chroniques paranormales / Le manoir hanté de Mansfield».

À SUPER ÉCRAN: ce samedi, 21h, «Millénium / Les hommes qui n'aimaient pas les femmes», version américaine, met en vedette Daniel Craig et Rooney Mara qui se lieront d'amitié dans une recherche frénétique de la vérité sur la véritable identité d'hommes de pouvoir.

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