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Wall Street tente de limiter les dégâts après une nouvelle panique pour l'UE

23/07/2012 04:32 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

La Bourse de New York a terminé en baisse lundi, plombée par le vent de panique qui a soufflé sur l'Europe à mesure que les taux obligataires espagnols s'envolaient, les investisseurs américains limitant toutefois les pertes: le Dow Jones a cédé 0,79% et le Nasdaq 1,20%.

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a abandonné 101,11 points à 12.721,46 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 35,15 points à 2.890,15 points.

"Les mauvaises nouvelles se succèdent", a remarqué Lindsey Piegza, économiste de FTN Financial.

Pourtant, "rien n'a vraiment changé" sur le front européen, a remarqué l'économiste, estimant que ce qui effraie, c'est que Madrid semble avoir besoin d'un plan de sauvetage global.

Jusqu'à présent, Madrid a seulement demandé, et obtenu, une aide pour ses banques, allant jusqu'à 100 milliards d'euros.

Mais loin d'être rassurés par l'approbation vendredi des modalités de ce plan de secours, les investisseurs se sont surtout inquiétés de la demande d'aide le même jour de la région de Valence, une des plus importantes du pays.

Ce regain d'inquiétude s'est traduit par l'envol des taux d'intérêts à 10 ans de Madrid, qui atteignaient lundi 7,44% après avoir touché un peu plus tôt 7,5%, un record depuis la création de la zone euro en 1999. Ces taux sont jugés insoutenables sur la durée.

Wall Street a toutefois freiné ses pertes au fil de la journée, alors que le Dow Jones a passé la matinée proche de la barre des 2% de perte.

"Les investisseurs se sont rendus compte que cette baisse, conjuguée à celle de vendredi, était bien trop forte", a expliqué Michael James, de Wedbush Securities. "Rien n'était dirigé par les marchés américains mais seulement par la Grèce, l'Espagne et la Chine."

En effet, aux craintes pour l'Europe, se sont ajoutées des informations négatives en provenance de Chine.

La deuxième puissance économique mondiale "continue à inquiéter au sujet de son ralentissement économique", a fait valoir Wells Fargo. D'autant, ont ajouté les experts de cette banque, qu'"un membre du comité de politique monétaire du pays a dit pendant le week-end que la croissance pourrait ralentir à 7,4%", contre un taux de 7,6% sur un an enregistré au deuxième trimestre.

Le marché obligataire a fini en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,435% contre 1,460% vendredi et celui à 30 ans à 2,515% contre 2,546%.

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