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Les policiers veulent savoir comme des explosifs se sont retrouvés à Barrie

23/07/2012 06:03 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

BARRIE, Ont. - Des explosifs, des produits chimiques et des armes ayant été retrouvés dans une petite maison de Barrie, en Ontario, les policiers se sont affairés lundi à tenter de comprendre comment ces objets s'y sont retrouvés.

Un agente de la police de Barrie, Angela Butler, a indiqué que les enquêteurs étaient à la recherche de documents qui pourraient fournir des indices sur la manière dont les objets et les armes ont été obtenus.

Les documents comme les permis que les policiers ont trouvés en fouillant la résidence de deux étages serviront à formuler les accusations en lien avec la possession des objets dangereux qui ont été dispersés dans la maison, sur le terrain et dans un abri antinucléaire souterrain, a ajouté Mme Butler.

La résidence a été déclarée sécuritaire samedi dernier après que des dizaines de policiers des unités de police locales, provinciales et fédérales eurent travaillé de concert avec un robot démineur pour retirer 83 engins explosifs, 29 armes à feu et plusieurs produits chimiques de la résidence.

Une fois que les policiers auront quitté les lieux, les inspecteurs de la ville pourront se présenter sur place et déterminer si l'habitation viole des lois municipales, ce qui pourrait amener la démolition de la bâtisse, a déclaré Mme Butler.

La police avait tout d'abord déclaré que l'endroit était sécuritaire, jeudi, faisant revenir les 60 résidants évacués. Vendredi, toutefois, les autorités ont découvert une nouvelle cache de produits chimiques qui a forcé l'évacuation temporaire des habitants de quatre maisons voisines.

Le propriétaire de la maison, William Feldhoff, a été accusé de complicité de meurtre pour l'assassinat de Michael Traynor survenu en 1978, alors que son fils Donald est accusé de meurtre.

La propriété comprend un bunker de deux pièces creusé dans la cour en 1984 avec un permis de la ville. Au dire de l'avocat du père Feldhoff, Bernard Cugelman, son client est un «survivaliste» motivé en partie par son enfance passée sous les bombes à Dusseldorf, en Allemagne, à la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

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