NOUVELLES

Les gymnastes américaines restent intouchables; les Chinois sont sous la menace

23/07/2012 12:35 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - Avec 59 médailles toutes compétitions confondues depuis 2001, les Américaines sont les indiscutables favorites du tournoi olympique de gymnastique de Londres. Du côté des hommes, la Chine pourrait écraser la concurrence, même si Américains et Japonais n'ont pas dit leur dernier mot.

En effet, à Pékin, les Chinois ont décroché l'or dans le concours général par équipes, le concours général individuel mais aussi au sol, au cheval d'arçons, aux anneaux, aux barres parallèles et à la barre fixe... Seul le Polonais Leszek Blanik a empêché le carton plein de l'empire du Milieu.

Toutefois, lors des championnats du monde, les Asiatiques sont apparus moins fringants. Le Japon, mais aussi les États-Unis, sont passés devant la Chine pour la première fois depuis les Jeux d'Athènes. La faute à la réduction des équipes (de six à cinq athlètes) qui met en avant les gymnastes polyvalents et handicape la Chine, qui en manque cruellement.

«Ce sera très compliqué pour nous de défendre notre titre olympique, a expliqué Chen Yibing, spécialiste des anneaux. Il nous manque des talents polyvalents cette année donc tout le monde devra en faire plus et compenser les lacunes des uns et des autres.»

Ou bien laisser la place aux autres. Notamment le Japonais Kohei Uchimura, argenté à Pékin mais triple champion du monde en titre. Mais l'intéressé refuse de penser à un exploit individuel.

«J'en ai marre d'être deuxième par équipe, assure-t-il. C'est une compétition spéciale et la remporter en équipe est sans doute beaucoup plus gratifiant qu'en individuel.»

Chez les filles, par contre, l'hégémonie américaine ne semble pas près de s'arrêter.

«Chaque année, nous revenons encore plus forte, confirme Jordyn Wieber, championne du monde aux appareils. Nous avons fait de bonnes choses lors des Mondiaux, mais je pense que notre équipe est encore meilleure. Je suis très excitée d'aller à Londres avec un tel potentiel pour décrocher l'or.»

D'autant que les États-Unis disposent, avec Gabby Douglas, de la star montante de la gymnastique. Pour son premier tournoi senior, elle a disposé de la championne du monde russe, Aliya Mustafina, avec une grâce et un charisme étonnant pour une adolescente de 16 ans.

«Elle me rappelle Nadia (Comaneci), a assuré Bela Karolyi, l'ancien entraîneur de la légendaire gymnaste roumaine. C'est la première à se rapprocher d'elle: son corps, son esprit, sa combativité, ses performances... Elle n'abandonne jamais quand elle a des difficultés.»

Les États-Unis semblent d'autant mieux placés sur la route de la victoire que leur principal rival, la Russie, arrive diminué. Mustafina revient à peine d'une blessure au genou tandis que Komova a été ralentie par une cheville récalcitrante. Anastasia Sidorova est d'ores et déjà forfait en raison d'un problème de dos et Anna Dementyeva, championne d'Europe 2011, a du mal à gérer une poussée de croissance. La Chine, elle, devra faire sans sa capitaine, Cheng Feï, victime d'une déchirure au talon d'Achille.

PLUS:pc