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23/07/2012 03:56 EDT | Actualisé 21/09/2012 05:12 EDT

Le Zimbabwe prêt à revenir dans la communauté internationale (Tsvangirai)

Le Zimbabwe est prêt à retrouver sa place au sein de la communauté internationale, a déclaré son Premier ministre Morgan Tsvangirai lors d'une visite en Australie, qui dit réfléchir à un assouplissement de ses sanctions.

Morgan Tsvangirai, Premier ministre à la tête d'un fragile gouvernement d'union nationale avec son rival le président Robert Mugabe, a souligné que son pays avait connu "une histoire sombre et malheureuse". Mais le gouvernement qu'il dirige est une étape pour résoudre les problèmes politiques, a-t-il dit.

"J'espère qu'avec votre assistance, et l'assistance de toute la bonne volonté de la communauté internationale, nous serons dans la capacité de sauver le pays", a déclaré le Premier ministre lors d'un repas avec son homologue australienne Julia Gillard.

"Ma visite ici est pour expliquer aux dirigeants politiques et économiques que le Zimbabwe est prêt à revenir, à revenir dans la communauté internationale en tant que membre de cette communauté, et non comme un Etat pariah", a ajouté Morgan Tsvangirai.

L'adoption d'une nouvelle Constitution figure dans les accords passés en 2008 entre le président Mugabe, 88 ans, au pouvoir depuis plus de trente ans, et son rival pour éviter une guerre civile.

Mme Gillard, qui a eu des discussions officielles avec M. Tsvangirai lundi, a déclaré que la population du Zimbabwe aurait "toujours un ami et un soutien dans l'Australie".

Le ministre australien du Commerce, Craig Emerson, a indiqué que Canberra pourrait assouplir ses sanctions.

"Nous allons écouter les conseils du Premier ministre Tsvangirai à propos des sanctions", a-t-il déclaré au diffuseur public Australian Broadcasting Corporation.

"S'il nous signale qu'il serait bon d'assouplir certaines sanctions, pour récompenser les réfomateurs et montrer à la frange dure que les réformes sont réellement payantes, alors nous serons sensibles à ces arguments", a ajouté le ministre.

L'Australie a mis en place des sanctions contre les personnes ou les entités engagées dans des activités qui minent la démocratie, le respect des droits de l'homme et le respect de la loi au Zimbabwe depuis 2002.

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