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Le patron de PSA dit avoir eu un dialogue «constructif» avec le premier ministre

23/07/2012 01:44 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

PARIS - Le premier ministre français Jean-Marc Ayrault a reçu lundi Philippe Varin, président du directoire de PSA Peugeot Citroën, ce dernier qualifiant le dialogue de «très constructif».

Cette rencontre a eu lieu à deux jours de la présentation du plan de soutien à la filière automobile en conseil des ministres et du comité central d'entreprise de PSA, qui prévoit la suppression de 8000 postes, dont la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) en 2014.

À la sortie de l'entretien, M. Varin a qualifié le premier ministre d'«extrêmement attentif».

«Nous avons partagé avec lui ce qui se passe sur le marché européen, sur la nouvelle donne à laquelle nous sommes confrontés et la position du groupe, qui est particulièrement difficile», a ajouté le président du directoire de PSA. Il a par ailleurs répété qu'il n'y aurait pas de licenciement sec.

Pour sa part, le premier ministre «a rappelé son attachement à la nécessité d'une stratégie industrielle ambitieuse pour l'industrie automobile» lors de cette rencontre, selon un communiqué de Matignon.

Dans ce communiqué, Jean-Marc Ayrault insiste sur l'importance de sauvegarder l'emploi, de maintenir une activité industrielle sur le site d'Aulnay-sous-Bois et d'accompagner les sous-traitants et prestataires d'Aulnay mais aussi de Rennes, touché par 1400 suppressions de postes.

De leur côté, les syndicats appellent à manifester mercredi devant le siège de PSA à l'occasion du comité central d'entreprise. La CGT dit attendre 1500 manifestants.

Le 18 juillet, le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg avait déclaré ne pas avoir «une confiance extraordinaire dans ce que nous dit aujourd'hui la direction de Peugeot», dénonçant des «dissimulations», avant de recevoir M. Varin le soir même.

Thierry Peugeot, le président du conseil de surveillance de PSA, a vivement réagi à ces propos vendredi dernier dans un entretien au «Figaro». «Nous sommes prêts à accepter la critique, mais il y a des limites», a-t-il déclaré. «Au-delà de ma propre réaction et de celle de ma famille, c'est tout le groupe qui vit mal ces attaques et qui se sent visé», avait-il poursuivi.

Le 18 juillet, M. Montebourg avait précisé les pistes envisagées par le gouvernement pour l'automobile. «Nous écartons la prime à la casse», a-t-il ainsi tranché sur France Inter. «Nous sommes très tentés d'accentuer les mesures qui concernent le bonus-malus écologique», a-t-il en revanche déclaré, indiquant qu'on se dirigeait vers «une forme de soutien massif vers les véhicules innovants et propres, hybrides, électriques».

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