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Le Canadien Ryder Hesjedal tente de surmonter la douleur à l'aube des JO

23/07/2012 02:52 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

Si certains athlètes synchronisent leur entraînement de façon à atteindre leur sommet aux Jeux olympiques, les cyclistes qui ont participé au Tour de France sont arrivés à Londres leur corps encore endolori par cette brutale compétition longue de 3497 kilomètres.

D'autres, comme le Canadien Ryder Hesjedal, ont été victimes d'une chute et ont les cicatrices pour le prouver.

Être projeté de son vélo à près de 70 kilomètres à l'heure avant de se retrouver étendu sur le bitume sous une pile de corps et de métal tordu n'est pas exactement l'entrée en matière idéale pour les Jeux d'été. Mais c'est la réalité des compétitions internationales de cyclisme sur route, où la maltraitance du corps fait partie du processus pour connaître du succès.

«C'est un sport exigeant», a reconnu sèchement Hesjedal de son domicile de Girona, en Espagne.

Le pilote de 31 ans de Victoria s'est blessé le 6 juillet durant la sixième étape du Tour de France, et il a fait partie des deux douzaines de cyclistes qui se sont retrouvés au coeur d'une violente chute avec 26 kilomètres à compléter cette journée-là.

Le gagnant du Giro d'Italie a chuté et subi de profondes lacérations à une hanche, à un genou et à une cheville. Le pire dans tout ça s'est produit après l'impact, lorsque sa jambe a heurté de plein fouet le vélo d'un autre cycliste.

«C'était comme si quelqu'un m'avait frappé à la jambe avec un bâton de baseball», a décrit Hesjedal à propos de la douleur ressentie.

À six pieds, deux pouces et 159 livres, et ne portant qu'une mince combinaison en tissu, il a admis qu'il n'existait pas beaucoup de protection pour les cyclistes.

Hesjedal, ensanglanté, avait pourtant entamé la journée au neuvième rang du classement général. Il s'est donc relevé, a poursuivi l'étape, et a perdu un total de 99 échelons à cause de la chute.

«Quand tu subis une telle chute, que tu te retrouves sous d'autres cyclistes et que tu encaisses l'énergie générée par eux, ton corps ne s'en remet pas aussi bien», a-t-il confié à La Presse Canadienne.

«Mais au bout du compte, je suis très chanceux. Je ne me suis pas fracturé quoi que ce soit et je n'ai pas subi de déchirure majeure. C'est simplement malheureux qu'une seule chose essentielle m'ait empêché de fonctionner adéquatement de façon à ce que je puisse poursuivre ma route.»

Cette chose, c'était sa jambe.

L'impact s'est produit tout juste sous sa hanche — l'endroit de la jambe qui est sollicité lorsqu'un athlète pédale.

«Dès qu'un hématome se forme à cet endroit, la jambe ne fonctionne plus normalement», a-t-il ajouté.

Hesjedal a alors abandonné et est retourné en Espagne. Étonnamment, une journée après avoir voyagé pendant 24 heures, il était de retour chez lui sur son vélo stationnaire pendant une heure.

«La pire des choses que tu peux faire c'est arrêter complètement pendant quelques jours et laisser ta jambe figer», a-t-il expliqué.

Il a ensuite continué d'étoffer sa routine quotidienne sur son vélo — une heure sur le stationnaire, puis deux autres sur la route, puis trois, et quatre.

Cette routine était accompagnée d'une thérapie quotidienne.

Bien que sa jambe retrouve sa flexibilité, il a admis ressentir de la douleur ailleurs — cette fois-ci dans les côtes. Des spasmes qui sont attribuables à sa chute, encore une fois.

Hesjedal assure cependant que son corps récupère bien.

«Je me sens bien sur le vélo, a-t-il rapporté. C'est toutefois difficile de dire où j'en suis à moins de participer à une compétition internationale dès demain.»

Hesjedal, qui devait quitter lundi pour Londres, obtiendra sa réponse bien assez tôt. Il participera à une compétition sur route le 28 juillet, ainsi qu'au contre-la-montre individuel le 1er août.

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