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La Russie et l'Iran font face à la domination chinoise en haltérophilie aux Jeux

23/07/2012 11:20 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

LONDRES - La Chine, la Russie et l'Iran sont les grands favoris en haltérophilie pour les Jeux olympiques de Londres.

Le colosse iranien et champion du monde Behdad Salimikordasiabi postulera pour le titre officieux d'homme le plus fort de la planète dans la catégorie des poids lourds, où le tenant du titre, l'Allemand Matthias Steiner, de retour de blessure, aura du mal à se hisser sur le podium.

Dans la catégorie des plus de 75 kilos chez les femmes, la lutte pour l'or olympique se résumera sans doute à un duel entre la Chinoise Zhou Lulu et la Russe Tatiana Kashirina. Zhou avait remporté le titre mondial l'an dernier en soulevant un total de 328 kg pour établir un nouveau record du monde. Mais Kashirina a égalé ce total cette année en dominant les championnats d'Europe.

La Chine fait figure d'ogre dans cette discipline où elle a glané huit médailles d'or et une d'argent à Pékin en 2008. Mais un pays comme le Kazakhstan aura sa carte à jouer avec le champion du monde Ilya Ilyin chez les hommes (-94 kg) et la double championne du monde Zulfiya Chinshanlo chez les femmes (-53 kg).

Le Canada sera représenté par trois femmes à Londres: Christine Girard (63 kg), quatrième à Pékin en 2008, Marie-Ève Beauchemin-Nadeau (69 kg) et Annie Moniqui (58 kg). Aucun haltérophile masculin ne s'est qualifié.

L'haltérophilie devra aussi faire face à ses vieux démons pendant ces Jeux: le dopage. Des prétendants à un podium olympique ont ainsi été interdits de compétition à cause de tests positifs, notamment la Turque et championne olympique 2004 Taylan Nurcan, l'Ukrainienne et médaillée d'argent à Pékin Olha Korobka ainsi que le Chinois et champion olympique en titre Liao Hui.

«La Fédération internationale d'haltérophilie fait tout son possible pour s'assurer que les haltérophiles soient propres à Londres, assure son président Tamas Ajan. Le reste dépend des athlètes eux-mêmes.»

Malgré l'impression de force brute dégagée par les haltérophiles lors de l'arraché puis l'épaulé-jeté, ce sport demande plus de subtilité qu'il n'y paraît.

Les athlètes n'ont droit qu'à trois essais par mouvement. Le choix des charges soulevées devient donc crucial. Le podium peut s'éloigner si les poids sur la barre s'avèrent trop faibles. Mais des charges trop lourdes peuvent aussi déboucher sur un zéro pointé. Il s'agit donc de trouver le juste milieu vis-à-vis de la concurrence.

La Russe Svetlana Tsarukaeva a perdu à ce jeu-là lors des Jeux de Pékin. Elle avait mis une charge trop lourde pour sa première tentative et a fini avec un zéro pointé. Tsarukaeva fut tellement abattue qu'elle a raté la porte de sortie en quittant l'estrade, se cognant dans le mur...

«C'était très dur. Mais ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort», a philosophé Tsarukaeva. La Russe a pu se remettre de cette déconvenue en décrochant le titre mondial l'an dernier et sera la grande favorite chez les 63 kg.

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