NOUVELLES

La NCAA punit Penn State: amende de 60 M$, retrait de tous les gains de Paterno

23/07/2012 09:48 EDT | Actualisé 22/09/2012 05:12 EDT

INDIANAPOLIS - La NCAA a puni l'Université Penn State en lui infligeant une série de pénalités historiques, dont une amende record de 60 millions $US et le retrait de toutes les victoires de l'entraîneur Joe Paterno entre 1998 et 2011.

Les sanctions ont été décernées dans le cadre du scandale sexuel impliquant l'entraîneur-adjoint Jerry Sandusky.

Par ailleurs, Penn State ne pourra participer pendant quatre ans à la série des bowls américains et ne sera pas autorisé à toucher les revenus qui y sont liés, perdra 20 bourses d'études par année pendant quatre ans et sera en probation pendant cinq années. La NCAA a également indiqué que tout joueur de football actuel ou à venir est libre d'être transféré immédiatement pour compétitionner au sein d'une autre école.

Le nouvel entraîneur de Penn State Bill O'Brien a confié qu'il était dévoué au succès de son équipe, en dépit des sanctions qui ont été imposées par la NCAA.

Dans un communiqué émis par l'université, O'Brien déclare «(je) savais lorsque j'ai accepté ce poste que des temps durs allaient se profiler à l'horizon. Mais je serai dévoué pendant longtemps à Penn State et à nos athlètes-étudiants.»

Le président de Penn State Rodney Erickson a dit accepter les sanctions. Il a ajouté qu'elles permettront à l'université de «définir notre parcours».

Plus tôt lundi, le président de la NCAA Mark Emmert a annoncé ces impressionnantes sanctions lors d'une conférence de presse à Indianapolis. Même si la NCAA a écarté la possibilité d'imposer «la peine capitale» — arrêter complètement le programme des Nittany Lions — cette décision fait très mal à une équipe qui tente de repartir à neuf avec un nouvel entraîneur et une nouvelle philosophie.

Sandusky, l'ex-coordonnateur défensif de Penn State, a été reconnu coupable en juin d'avoir agressé sexuellement de jeunes garçons, parfois sur le campus de l'université. Une enquête commandée par l'université et publiée le 12 juin a démontré que Paterno, qui est décédé en janvier, et de nombreux autres dirigeants du programme sportif de Penn State étaient demeurés muets pendant des années relativement aux allégations portées contre Sandusky.

Emmert a court-circuité le fastidieux processus d'enquêtes et d'audiences habituellement préconisé par sa ligue pour infliger ces sanctions. La NCAA a précisé que l'amende de 60 millions $ est l'équivalent du revenu annuel brut du programme de football de Penn State. L'argent devra être versé à titre de commandite pour des programmes externes de prévention des agressions sexuelles sur des enfants ou d'aide aux victimes et ne pourra être utilisé afin de financer leurs propres programmes.

«Le football n'aura plus jamais la priorité sur l'éducation, l'encadrement et la protection des jeunes», a dit Emmert.

Ce dernier a dit qu'il n'avait jamais vu quelque chose d'aussi «monumental» que ces crimes horribles perpétrés par Sandusky et couverts par Paterno et les autres dirigeants de l'université, dont l'ex-président de Penn State Graham Spanier et le directeur athlétique Tim Curley.

L'enquête menée par l'ex-directeur du FBI Louis Freeh a mentionné que les dirigeants de Penn State n'avaient pas averti les policiers et autres représentants de l'ordre pendant des années, permettant aux abus de se poursuivre.

De nombreuses voix à travers les États-Unis ont demandé «la peine capitale» pour Penn State, et Emmert n'avait pas écarté cette possibilité jusqu'à la semaine dernière — même si Penn State ne répondait pas aux critères pour recevoir un tel châtiment. Cette sanction est infligée aux équipes qui commettent des crimes majeurs tandis qu'elles purgent leur pénalité.

PLUS:pc