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22/07/2012 10:46 EDT | Actualisé 21/09/2012 05:12 EDT

Raul Garces, un journaliste d'AP, est décédé après 56 ans de carrière

MONTEVIDEO, Uruguay - Raul O. Garces, un correspondant de longue date de l'Associated Press qui a défié les censeurs militaires et les guérillas gauchistes en couvrant plusieurs événements tumultueux survenus en Amérique du Sud pendant plus d'un demi-siècle, est mort samedi d'une foudroyante crise cardiaque. Il était âgé de 73 ans.

M. Garces est décédé dans un hôpital de Montevideo, en Uruguay, où il s'était rendu pour subir un examen médical, a précisé son gendre.

Pendant près de 56 ans, M. Garces a couvert les plus importants événements en Uruguay et en Argentine, où il a été forcé de s'exiler, après que sa détermination à rapporter les faits se soit mesurée aux censeurs militaires pendant la dictature de 1973 à 1985. Il a également été menacé de mort par les guérilleros de gauche Tupamaro et, après six arrestations, l'armée a indiqué aux responsables d'AP qu'elle ne pouvait plus garantir sa sécurité.

Avec l'aide de l'agence de presse, M. Garces s'est enfui à Buenos Aires en 1977, où il a continué d'écrire pour AP jusqu'à ce que le poste de correspondant à Montevideo soit rouvert, et qu'il rentre chez lui en 1991.

Raul Omar Garces Cabrera a vu le jour à Montevideo le 7 mai 1939, et est entré chez AP comme commis de bureau à l'âge de 17 ans en 1956, apprenant le journalisme sur le tas. Il a également écrit pour les journaux uruguayens El Diario, Sport, Busqueda et La Manana avant de se concentrer sur l'AP.

M. Garces a rapporté plusieurs nouvelles d'importance, qu'il s'agisse de visites présidentielles, de coups d'État, de chutes de gouvernements ou d'autres événements marquants.

Il a été correspondant jusqu'en avril 2012, lorsque son poste a été éliminé dans le cadre d'une restructuration.

«J'aimerais que l'on se rappelle de moi comme quelqu'un qui a toujours tenté de faire ce qui était le mieux pour AP», a déclaré M. Garces en 2009, lorsque questionné à propos de sa carrière.

«Malgré le passage de tant d'années, je continue de travailler avec le même enthousiasme.»

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