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22/07/2012 08:05 EDT | Actualisé 21/09/2012 05:12 EDT

Les rebelles annoncent le début de "la bataille de libération" d'Alep

La rébellion syrienne a annoncé dimanche le début de "la bataille de libération" d'Alep, deuxième ville de Syrie où un nouveau front a été ouvert vendredi, et s'est engagée à y protéger les minorités, notamment chrétiennes et alaouites.

Dans une vidéo postée sur YouTube, le colonel Abdel Jabbar al-Okaidi, commandant du conseil militaire de l'Armée syrienne libre (ASL) pour la province d'Alep (nord), proclame "le lancement de l'opération visant à libérer Alep des mains tachées de sang de la clique d'Assad".

"Nous avons ordonné à tous les éléments de l'ASL de marcher sur Alep depuis toutes les directions pour la libérer et y hisser le drapeau de l'indépendance", a-t-il dit.

L'officier a affirmé que l'ASL, composée de déserteurs et de civils ayant pris les armes, avait jusqu'à présent "réussi à libérer la plupart des positions aux alentours d'Alep" et que "la voie est maintenant libre pour libérer la ville et tout le sol syrien".

L'ASL s'engage à "protéger les civils", notamment "les minorités --chrétiens, Arméniens, Assyriens, Kurdes, alaouites, chiites" et autres dans cette province.

Alep, une des plus anciennes villes habitées du monde, abrite de fortes minorités chrétiennes, dont des Arméniens. Le président Bachar al-Assad fait partie de la communauté alaouite, une branche de l'islam chiite minoritaire dans un pays à majorité sunnite.

Un nouveau front s'était ouvert vendredi dans cette ville, capitale économique de la Syrie, et des combats y opposent depuis l'armée régulière à l'ASL qui a notamment pris le contrôle du quartier de Salaheddine.

Selon un militant, l'ASL tient en outre partiellement les quartiers de Sahour (est), Hanano (est) et Sayf al-Dawla.

L'agence officielle syrienne Sana a pour sa part affirmé que les forces armées "pourchassent depuis dimanche matin les terroristes à Alep", ajoutant qu'un "grand nombre d'entre eux ont été tués".

Les rebelles avaient annoncé mardi avoir lancé la "bataille de libération" de Damas, mais ils semblent marquer le pas face à la contre-offensive des soldats fidèles au régime.

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