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Kobe Bryant brille lorsque l'équipe américaine de basketball se déplace

21/07/2012 02:18 EDT | Actualisé 20/09/2012 05:12 EDT

BARCELONE, Espagne - Ils transportent des caméras et des microphones, et se ruent sur Kobe Bryant comme des consommateurs lorsqu'ils trouvent «le» cadeau idéal à offrir à Noël.

Les questions sont posées rapidement, certaines en anglais, d'autres en espagnol, mais Bryant présente chaque fois la réponse parfaite.

Oui, l'Espagne est un club incroyable qui pourrait causer des maux de tête aux États-Unis.

Non, Pau Gasol ne sera pas échangé par les Lakers tandis qu'il se trouve là-bas.

La seule chose que Bryant ne peut expliquer aux journalistes c'est pourquoi il est si populaire par rapport à ses coéquipiers de l'équipe américaine de basketball masculin.

«Je ne sais pas. Je ne sais pas d'où ça vient et comment ça s'est produit», a-t-il dit samedi en riant. «Tout a commencé avec le 'Dream Team' lorsque le basketball est devenu un sport planétaire. Quand je suis arrivé dans la NBA, j'ai en quelque sorte hérité de la globalisation de la discipline, et puisque j'ai grandi outre-mer ils se rapportent souvent à moi parce que c'est là que j'ai appris à jouer, outre-mer.»

Chris Paul croit plutôt que Bryant doit sa popularité à son parcours victorieux et à la façon dont il se comporte depuis des années — en plus d'une autre chose.

«Selon moi, ça s'explique principalement par le fait qu'il joue pour les Lakers. J'ai appris cela, moi aussi, je l'ai appris rapidement, a confié Paul. Partout où tu vas, et bien, les Lakers, ils ne jouent jamais un match à l'extérieur. Le seul endroit où ça peut peut-être se produire, c'est à Oklahoma City.»

Bryant n'est pas le meilleur joueur de l'équipe américaine, ne se hissant probablement que de justesse parmi le top-3 à ce stade-ci de sa carrière. Néanmoins, en dépit de l'excellence de LeBron James, Kevin Durant ou de tout autre joueur des États-Unis, aucun n'attire autant l'attention que Bryant au moment où les Américains quittent leur domicile.

«Et bien, il fait cela depuis 16 ans dans la NBA et durant ces 16 années ses exploits sont incroyables. Ce que je veux dire, c'est qu'ils lui permettent de se hisser parmi les cinq meilleurs joueurs de l'histoire du sport, vraiment», a mentionné l'entraîneur américain Mike Krzyzewski. «Et puis il est si visible, il a été partout à travers le monde. En d'autres termes, il a voyagé partout à travers le monde durant la saison morte. Même lorsqu'il est en tournée, il se présente et rencontre les gens. Je crois qu'il a pris la décision d'être aussi disponible qu'il peut l'être et en conséquence, vous savez, les gens le suivent.»

Les Américains se rappellent encore l'effervescence qui entourait Bryant il y a quatre ans aux Jeux de Pékin. L'entraîneur adjoint américain Mike D'Antoni a déjà blagué à propos des gens qui scandaient «Kobe! Kobe!» durant les cérémonies d'ouverture des JO, tandis que James, Dwyane Wade et Carmelo Anthony se disaient «Que sommes-nous? Des plantes vertes?»

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