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21/07/2012 11:51 EDT | Actualisé 20/09/2012 05:12 EDT

GP d'Allemagne - Qualifications - Alonso: "Une question de survie"

L'Espagnol Fernando Alonso (Ferrari), auteur samedi à Hockenheim, au Grand Prix d'Allemagne, de la 22e pole position de sa carrière, a expliqué que cette séance de qualifications, sur piste mouillée la plupart du temps, était plus "une question de survie".

Q: Comment s'est passée cette séance de qualifications ?

R: "Ce n'était pas drôle, ça c'est sûr. Le problème principal, c'est qu'on n'avait aucune idée des conditions, comme à Silverstone. On attend cinq ou sept minutes dans le stand, on ressort, et l'adhérence est complètement différente, les flaques ne sont pas au même endroit, dans des endroits auxquels on ne s'y attend pas du tout. Alors dans le tour de sortie des stands, on essaye de mémoriser un peu où se trouve l'eau et à quel point on peut attaquer, pour tenter de sentir avec la voiture où se trouve l'adhérence. On va de surprise en surprise, on se fait des chaleurs partout, et surtout avec l'aquaplaning dans le virage 6, où on arrive très vite. Donc ce n'était pas une séance de qualifications facile, pour tout le monde, et à la fin ça donne un bon résultat, mais ce n'était pas amusant du tout".

Q: Pas amusant, mais satisfaisant ?

R: "Oui, très satisfaisant. Dans ce type de conditions, c'est très difficile de faire un tour propre, de bout en bout, et c'est très facile de finir dans le bac à graviers ou dans l'herbe, le mur ou quoi que ce soit d'autre. C'est plus une question de survie, il faut d'abord finir les qualifications, puis voir ensuite quelle position on a obtenu. On essaye de finir le tour en évitant le moindre problème, et quelle que soit la place sur la grille, on est content, parce qu'on sait qu'on a fait le maximum, ou qu'on a le sentiment d'avoir fait le maximum. Alors évidemment, quand on vous dit que vous êtes en +pole+, c'est évidemment un moment très agréable. Mais la course est demain, il faut se concentrer et regarder aussi le ciel, car les conditions sont très changeantes en ce moment, et demain il faudra être prêt à tout".

Q: Etait-ce crucial de changer de pneus pendant la Q3, ce que beaucoup de vos rivaux n'ont pas fait ?

R: "Je pense que c'était une très bonne décision à la fin, parce que je ne savais pas quel temps j'aurais pu faire en continuant à rouler avec les mêmes pneus. Dès que j'ai mis le deuxième train de pneus, j'ai trouvé un peu plus d'adhérence, d'autant que la piste s'améliorait tour après tour. Mais je pense qu'on a plus amélioré le temps grâce à nos pneus que grâce aux conditions de piste, donc je suis très content de la stratégie aujourd'hui et je pense que c'était la bonne décision".

Propos recueillis en conférence de presse.

dlo/grd

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