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21/07/2012 04:45 EDT | Actualisé 20/09/2012 05:12 EDT

Fusillade meurtrière au Colorado: la campagne présidentielle est suspendue

WASHINGTON - La fusillade meurtrière survenue tôt vendredi dans un cinéma du Colorado a brièvement suspendu la campagne présidentielle, incitant le président Barack Obama et son rival Mitt Romney à écourter leurs horaires respectifs.

En milieu de soirée samedi, la Maison-Blanche a d'ailleurs annoncé que M. Obama se rendrait au Colorado, dimanche, pour rendre visite aux blessés et à leurs proches.

Plus tôt samedi, lors de son allocution hebdomadaire à la radio et sur Internet, le président Obama avait dit espérer que tous prennent le temps, au cours du week-end, pour «prier et se recueillir, pour les victimes de cette terrible tragédie, pour ceux qui les connaissaient et les aimaient, pour ceux qui tentent toujours de s'en sortir».

Le président a mentionné que les Américains devraient aussi réfléchir à «toutes les victimes d'actes violents dont on parle moins, qui marquent (les) communautés à chaque jour».

M. Obama et M. Romney ont tous deux consacré l'essentiel de leurs apparitions de vendredi à la tuerie, rappelant que les Américains devaient rester unis au lendemain de la tragédie d'Aurora, qui a entraîné la mort de 12 personnes et en a blessé 58 autres.

La fusillade meurtrière a par ailleurs imposé un nouveau ton à la campagne présidentielle, alors que les deux politiciens s'affrontaient jusqu'à présent sur des enjeux d'économie, de soins de santé pour les aînés et d'impôts.

Le président Obama devait amorcer sa deuxième journée d'événements de campagne en Floride au moment où la tragédie est survenue, incitant son équipe à mettre à l'horaire la question de la violence lors d'un rassemblement à Fort Myers, tout en annulant un autre regroupement prévu en banlieue d'Orlando.

À Fort Myers, Barack Obama a soutenu devant ses concitoyens que cette fusillade meurtrière était un rappel de la fragilité de la vie.

«Notre temps ici est limité, et il est précieux. Et ce qui importe, au final, ce ne sont pas les choses insignifiantes. Ce qui compte, c'est comment nous choisissons de nous traiter les uns les autres, et comment nous nous aimons.»

M. Romney a fait écho au président en matière d'appels à l'unité nationale, affirmant qu'il joignait sa voix à celle de M. Obama et de son épouse Michelle pour offrir ses condoléances à «ceux dont les vies ont été chamboulées en l'espace de quelques instants; des instants d'enfer au Colorado».

La tuerie d'Aurora pourrait ramener sur le tapis le débat sur le droit au port d'armes pendant la campagne présidentielle, un dossier jusqu'à présent plutôt mineur dans la course à la Maison-Blanche.

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