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19/07/2012 03:09 EDT | Actualisé 18/09/2012 05:12 EDT

Tour de France - Alejandro Valverde, l'ambition jusqu'au bout

La victoire arrachée jeudi par Alejandro Valverde dans la 17e étape du Tour de France illustre l'indéniable talent de l'Espagnol adossé à une ambition à toute épreuve qui l'a parfois fait s'égarer sur les chemins du dopage.

"On n'a pas affaire à un coureur lambda mais à un champion", affirme son directeur sportif de l'équipe Movistar, Yvon Ledanois. "Gagner, il ne sait faire que ça", a coutume de dire le manager Eusebio Unzue.

Valverde était apparu inhabituellement abattu après la première semaine du Tour jalonnée de malchance, chutes et crevaisons. "J'ai l'impression que le Tour n'est pas ma course et surtout ce Tour", déclarait-il au soir de la 7e étape.

Après avoir remisé ses ambitions au classement général, le Murcian (32 ans) a finalement couronné son Tour d'une victoire d'étape lors de la dernière occasion qui s'offrait à lui.

Ce succès vient s'ajouter à ceux sur la Ruta del Sol (classement général et une étape), Paris-Nice (une étape) et au Tour Downunder (une étape) plus tôt dans la saison, celle de son retour après 20 mois sans courir pour son implication dans la célèbre affaire de dopage "Puerto".

Si son talent de grimpeur explosif, son intelligence de course et surtout sa soif de gagner sont unanimement reconnus, il planera toujours une ombre sur ses nombreux succès: sur le Tour d'Espagne 2009, ses victoires d'étape dans le Tour (Courchevel 2005, Plumelec et Super-Besse 2008), son doublé dans Liège-Bastogne-Liège (2006, 2008), sa victoire dans la Flèche Wallonne (2006)...

Car après la révélation de son nom dans le scandale de dopage sanguin "Puerto" en 2006 (une poche de sang était siglée Valv/Piti, Piti étant le nom de sa chienne), Valverde a continué à courir durant quatre ans, en exploitant toutes les failles juridiques et recours possibles avec l'aide de la Fédération espagnole.

Il a finalement été suspendu deux ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS) le 31 mai 2010 (sanction débutant le 1er janvier 2010). Mais "il n'a jamais arrêté de rouler, expliquait Yvon Ledanois en mars lors de Paris-Nice. Il ne conçoit pas sa vie en dehors du vélo. On ne l'a jamais vu avec dix ou quinze kilos en trop. Il est professionnel sur le bout des doigts".

"Dès qu'il avait l'occasion, il nous rejoignait sur les stages, raconte le directeur sportif. Il y avait toujours l'esprit de compétition".

Jeudi, celui-ci a été une nouvelle fois son moteur pour "sauver" son Tour et celui de son équipe Movistar.

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