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Syrie: "la résolution était déséquilibrée", selon l'Afrique du Sud

19/07/2012 01:53 EDT | Actualisé 18/09/2012 05:12 EDT

Le veto opposé par la Russie et la Chine à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie est dû au caractère "déséquilibré" du texte, a déclaré jeudi le vice-ministre sud-africain des Affaires étrangères, Ebrahim Ebrahim.

Interrogé par la chaîne sud-africaine d'information eNews, M. Ebrahim a déclaré que "la Russie et la Chine avaient rejeté la résolution car c'était une résolution déséquilibrée qui ciblait une seule partie" du conflit.

Auparavant, M. Ebrahim avait diffusé un communiqué réitérant l'opposition de l'Afrique du Sud à une solution militaire et son soutien au plan du médiateur international Kofi Annan.

L'Afrique du Sud "soutiendra toute décision équilibrée du Conseil de sécurité" et juge "crucial" d'étendre le mandat de la mission de supervision de l'ONU en Syrie (UNSMIS), selon ce communiqué.

Mais "si le plan Annan échoue et si le plan Annan est tué (...) alors malheureusement nous aurons une guerre civile très sanglante et des conséquences pour la région", a reconnu le ministre sud-africain sur eNews.

Selon lui, "la communauté internationale traîne des pieds car les grandes puissances ne peuvent pas s'entendre".

Il a pointé un autre facteur compliquant la résolution du conflit et qui tient aux "divisions parmi les rebelles eux-mêmes". "On ne sait pas comment traiter avec eux car certains sont des organisations terroristes (...). On ne sait pas quels sont les éléments extrémistes, liés à Al Qaïda, ou les combattants pour la liberté, c'est un mélange", a-t-il dit.

En octobre, l'Afrique du Sud s'était abstenue de voter un projet de résolution présenté par les Occidentaux pour condamner la répression en Syrie.

Pretoria avait invoqué le précédent libyen: le pays avait voté la résolution qui a autorisé les frappes de l'Otan en Libye, puis reproché aux Occidentaux d'avoir abusé de ce mandat pour faire tomber le colonel Mouammar Kadhafi.

Mais l'attitude de l'Afrique du Sud avait aussi été interprétée comme une preuve d'alignement sur la Russie et la Chine, puissances alliées dans le bloc des Brics, avec l'Inde et le Brésil.

clr/sba

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