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Prochaine réunion en septembre des "Amis du peuple syrien" (diplomates)

19/07/2012 11:27 EDT | Actualisé 18/09/2012 05:12 EDT

Le groupe des pays "Amis du peuple syrien" doit tenir sa prochaine réunion au début du mois de septembre à Rabat, a indiqué jeudi une source diplomatique occidentale à l'AFP.

Cette prochaine réunion, après celle de Paris début juillet, se tiendra en présence de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et de représentants des pays arabes, occidentaux et autres organisations, a précisé cette source qui a requis l'anonymat.

Il s'agira de "d'examiner les derniers développements" du conflit sanglant en Syrie, actuellement dans son seizième mois, a-t-elle ajouté.

Le chef de la diplomatie marocaine Salah Eddine Al Othmani avait déjà indiqué lors de la réunion dans la capitale française que la prochaine conférence, regroupant également l'opposition syrienne, se tiendrait au Maroc, mais sans fixer de date.

A Paris, les pays arabes et occidentaux --réunis pour la troisième fois au sein du groupe des Amis du peuple syrien -- avaient demandé le 6 juillet au Conseil de sécurité de l'ONU d'adopter une résolution contraignante comportant une menace de sanctions contre Damas, soit "sous chapitre VII".

Comme attendu ce jeudi, la Russie et la Chine ont une nouvelle fois mis leur veto au Conseil de sécurité de l'ONU à une résolution occidentale menaçant le régime syrien de sanctions.

Il s'agit du troisième double veto russo-chinois aux tentatives de l'ONU pour faire pression sur Damas depuis le début du conflit en Syrie il y a 16 mois alors que la situation ne cesse de se dégrader sur le terrain.

La veille, Kofi Annan, l'émissaire spécial des Nations unies et de la Ligue arabe pour la Syrie, a appelé le Conseil de sécurité à "s'unir" et à agir de façon "concertée" et "forte" pour mettre un terme aux violences en Syrie.

La Syrie n'est "pas sur la voix de la paix", a pour sa part affirmé jeudi le chef des observateurs de l'ONU, le général Robert Mood, au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à trois hauts responsables de la sécurité à Damas.

jm-hm/sb

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