MONTRÉAL - Le temps sec ne prendra pas de répit sur le sud-ouest du Québec. Les modèles météorologiques d'Environnement Canada laissent prévoir que l'épisode de sécheresse se poursuivra jusqu'à la mi-août.

En dépit des précipitations des derniers jours sur toute la grande région métropolitaine, les quantités demeurent sous les normales saisonnières. André Cantin, météorologue, affirme qu'il faut remonter à 2001 pour retrouver un tel creux.

La situation perdure en fait depuis l’hiver dernier. Le couvert de neige relativement mince, héritage d'un hiver doux, n'a pas permis de constituer des réserves. Les quelques orages, parfois intenses et violents, ont été subits et n'ont apporté qu'un répit passager.

Cette situation, conjuguée à des températures chaudes, favorise l'évaporation et fait en sorte que le déficit en eau risque de s'accentuer sur plusieurs secteurs.

Les producteurs maraîchers, tout comme les citoyens, seront touchés et devront limiter leur utilisation d'eau. Les niveaux d'eau du fleuve Saint-Laurent entre Montréal et Trois-Rivières sont également bas et viennent égaler ceux de juillet 2010, qui avait battu le record des 100 dernières années. Les niveaux actuels sont généralement observables en septembre.

Les épisodes de longue sécheresse peuvent aussi augmenter les risques de gastroentérites liées aux puits privés et aux petits réseaux d'aqueduc. La qualité de l'eau de baignade peut également être altérée et les cyanobactéries (algues bleues-vertes) profitent généralement de ce type de conditions pour entrer en floraison. Le risque de feux de broussaille et de forêt s'accroît également.

Si la situation se fait préoccupante pour les régions du sud, à l’opposé, les régions du centre et de l'est du Québec font face à des précipitaitons normales et sont moins vulnérables. Et même si l’hiver a été tendre là aussi, la situation s’est rétablie depuis le mois d’avril.

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