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19/07/2012 08:00 EDT | Actualisé 18/09/2012 05:12 EDT

La mort de hauts responsables à Damas marque le "début de la fin" du régime (opposition)

La mort de hauts responsables sécuritaires du cercle rapproché du président syrien Bachar al-Assad dans un attentat mercredi à Damas marque "le début de la fin" du régime, a affirmé jeudi à l'AFP un porte-parole de l'opposition.

"Ce qui s'est passé hier est un signe du début de la fin de ce régime (...) c'est un grand coup porté au (chef de l'Etat) et à l'appareil sécuritaire et répressif du régime", a affirmé Georges Sabra, porte-parole du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l'opposition.

Ce coup "a montré que le régime ne représente plus rien dans l'avenir de la Syrie et qu'il fait partie désormais du passé", a ajouté M. Sabra.

"C'est un nouveau signe que le régime va vers sa fin car l'attentat s'est produit à moins de 500 mètres (à vol d'oiseau) du palais présidentiel, là même où Bachar al-Assad donne ses ordres pour tirer sur les gens", a-t-il poursuivi.

"Nous demandons à notre peuple de se préparer à une nouvelle étape (...) et à recevoir d'autres nouvelles qui montreront que le pouvoir perd le contrôle non seulement dans les provinces et dans l'ensemble du pays, mais également sur les institutions militaires et sécuritaires", a indiqué le porte-parole.

Il a également appelé à préserver "les institutions de l'Etat pour qu'elles continuent de fonctionner normalement".

Le ministre de la Défense, le général Daoud Rajha, son vice-ministre, le général Assef Chawkat, beau-frère du président, et le général Hassan Turkmani, chef de la cellule de crise mise en place pour mater la révolte, ont été tués dans un attentat contre le bâtiment de la Sécurité nationale en plein centre de Damas où se tenait une réunion de hauts responsables de la sécurité.

L'attaque a été revendiquée par l'Armée syrienne libre (ASL, composée en majorité de déserteurs) qui avait annoncé la veille "la bataille pour la libération de Damas".

ram/sw/vl

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