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Algérie: des milliers de manifestants bloqués avant d'arriver à Alger

19/07/2012 12:59 EDT | Actualisé 18/09/2012 05:12 EDT

Des milliers de gardes communaux se rendant vers le siège de la présidence à Alger pour réclamer une amélioration de leur statut ont été stoppés à 30 km de la capitale par un barrage de gendarmes, a constaté un photographe de l'AFP.

Partis à l'aube de Blida (50 km au sud d'Alger), les manifestants ont été empêchés d'avancer par des centaines de gendarmes et des véhicules militaires anti-émeutes déployés à Boufarik (30 au sud d'Alger), sur l'autoroute reliant cette ville à la capitale.

Une manifestation similaire avait été bloquée le 9 juillet par la police à l'entrée de la capitale. Des heurts entre les forces de l'ordre et les manifestants avaient alors fait plusieurs dizaines de blessés.

Le délégué national des gardes communaux, Lahlou Aliouat, avait affirmé qu'un manifestant avait succombé à ses blessures, ce qu'avait démenti la police algérienne, attribuant le décès de l'homme à une "mort naturelle".

Le ministère de l'Intérieur avait indiqué, après cette manifestation, avoir accepté plusieurs demandes de ce corps de sécurité, notamment la mise en oeuvre d'un nouveau régime indemnitaire permettant une hausse de la prime de rendement de 20 à 30%.

Les gardes réclament un statut identique à celui des forces de sécurité engagées dans la lutte contre les islamistes armés.

Ce corps de quelque 93.000 hommes avait été créé en 1994, au moment où les violences étaient à leur paroxysme en Algérie, pour suppléer la gendarmerie dans les villages algériens.

abh/sb

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