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Un dirigeant islamiste du Nord-Mali menace plusieurs pays, dont la France

18/07/2012 02:58 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Un des principaux dirigeants des groupes islamistes qui occupent le nord du Mali, Oumar Ould Hamaha, a menacé mercredi de représailles les pays qui envisagent d'intervenir dans cette région pour les combattre, ainsi que ceux qui soutiennent ces pays, dont la France.

"Nous informons tout le monde que nous sommes prêts à affronter n'importe quelle armée. Nous prévenons d'avance que tous les Etats qui enverront des troupes auront droit à une riposte impitoyable", a déclaré Oumar Ould Hamaha à l'AFP.

"Nous avons des centaines de fedayin (combattants) pour des opérations martyrs qui n'attendent que l'ordre" de commettre des attentats suicide, a poursuivi le numéro deux d'Ansar Dine (Défenseurs de l'islam), un des groupes islamistes armés qui occupent totalement le Nord-Mali depuis fin mars.

Ould Hamaha est également considéré comme un proche de Mokhtar Belmokhtar, un des chefs d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), présent dans le nord du Mali.

A propos de la France, il a estimé que ce pays "est incapable d'intervenir sur le terrain. Elle se contente d'utiliser d'autres pays. Si nous sommes attaqués, la France sera attaquée".

Il a en revanche salué la position de l'Algérie, réticente à intervenir militairement au Mali, ce qui est "une position de sagesse". "L'Algérie a une expérience dans ces affaires, contrairement aux autres pays corrompus par l'Occident", a-t-il ajouté.

La Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) est prête à envoyer quelque 3.000 hommes au Mali pour aider l'armée à reconquérir le Nord, mais attend une demande formelle de Bamako ainsi qu'un mandat de l'ONU.

Des pays occidentaux, dont la France - ex-puissance coloniale dans la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest et du Maghreb - et les Etats-Unis, sont prêts à apporter un soutien logistique et technique à une telle intervention, sans envoyer de troupes.

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