NOUVELLES

Syrie: Obama et Poutine pour une "transition" malgré des divergences (USA)

18/07/2012 04:27 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Barack Obama et son homologue russe Vladimir Poutine sont d'accord sur la nécessité d'une "transition politique" en Syrie malgré des divergences dans l'approche de ce dossier, a affirmé mercredi la Maison Blanche après une conversation téléphonique entre les deux dirigeants.

"Les deux présidents ont noté la hausse de la violence en Syrie et se sont mis d'accord sur la nécessité de soutenir une transition politique dès que possible, qui parvienne à notre objectif partagé de mettre fin à la violence et d'éviter une nouvelle détérioration de la situation", a développé la présidence américaine dans un communiqué.

MM. Obama et Poutine ont "pris acte des divergences que nos gouvernements ont eu sur la Syrie, mais se sont mis d'accord pour que leurs équipes continuent à oeuvrer à une solution", a conclu la Maison Blanche.

Le Kremlin avait été le premier à révéler mercredi cette conversation, dont M. Obama a pris l'initiative. Le ton du compte-rendu livré par Moscou paraissait moins optimiste que celui de Washington.

"Dans l'ensemble, l'échange a montré la concordance des analyses de la situation en Syrie et de l'objectif d'un règlement. Dans le même temps persistent les divergences sur la manière concrète de parvenir a un tel règlement", avait déclaré le porte-parole de M. Poutine, Dmitri Peskov, cité par l'agence Ria Novosti.

Cet entretien a eu lieu à l'initiative de la partie américaine, et "dans le contexte de la discussion au Conseil de sécurité de l'ONU sur les projets de résolutions", selon la même source.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait plus tôt dans la journée signifié la fermeté des Moscou dans son refus de laisser adopter une résolution prévoyant la menace de sanctions voire le recours à la force contre le régime de Damas, comme celle que veulent faire adopter les Occidentaux.

La Russie a déposé de son côté un projet de résolution qui prévoit la prolongation de la mission des observateurs internationaux, mais sans aucune menace de sanction à l'égard du régime.

Le vote, initialement prévu mercredi, a été reporté à jeudi, ont indiqué des diplomates à l'ONU, après que trois hauts responsables en première ligne dans la répression de la révolte en Syrie, dont le beau-frère du président Bachar al-Assad, eurent été tués à Damas dans un spectaculaire attentat au coeur de l'appareil sécuritaire du régime.

A ce titre, Washington a estimé que le régime Assad était en train de "perdre le contrôle de la Syrie", en soulignant l'urgence d'une transition politique pour "éviter une guerre civile longue et sanglante".

L'attentat, le premier ayant visé des ministres depuis le début de la révolte en mars 2011, a été revendiqué par l'Armée syrienne libre (ASL, composée en majorité de déserteurs) qui avait annoncé la veille "la bataille pour la libération de Damas", où des combats faisaient toujours rage mercredi soir.

tq-bur/bdx

PLUS:afp