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Romney créerait 37.000 emplois... en France, assure l'équipe d'Obama

18/07/2012 09:08 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

L'équipe de campagne de Barack Obama assure que le républicain Mitt Romney, s'il était élu président des Etats-Unis et mettait en application ses projets économiques, créerait ainsi 37.000 emplois... en France.

Dans un graphique diffusé mardi soir sur la page Facebook du président démocrate, qui compte plus de 27 millions d'abonnés, son comité de campagne a développé un argument inauguré lundi par M. Obama dans l'Ohio (nord) à partir d'un rapport récemment publié par la feuille spécialisée Tax Notes.

"Nous n'avions jusqu'ici pas trouvé d'étude économique affirmant que le plan du gouverneur Romney pour l'économie créerait des emplois", avait observé M. Obama lundi face à un millier de partisans à Cincinnati.

Mais il avait poursuivi en révélant que le rapport publié par Tax Notes "dit que le plan Romney créerait en fait 800.000 emplois".

"Seul problème: ces emplois ne seraient pas aux Etats-Unis!", avait ajouté M. Obama, s'assurant un franc succès auprès du public.

Le graphique publié affirme que le Canada serait le grand bénéficiaire d'un plan Romney avec 150.000 emplois créés dans ce pays, suivi de la Chine (73.000), des Pays-Bas (65.000), de l'Allemagne (52.000), et du Mexique (39.000). La France pointe à la sixième place de ce classement avec 37.000 emplois censés y être créés aux dépens des Etats-Unis.

M. Obama, dans ses discours de campagne, affirme que l'élection du 6 novembre, lors de laquelle il briguera un second mandat de quatre ans, constitue un choix entre deux visions diamétralement opposées de l'économie et de la société américaines.

Il dit souhaiter donner la priorité à la classe moyenne et laisser expirer, pour les Américains les plus aisés, les cadeaux fiscaux accordés par son prédécesseur George W. Bush.

M. Romney, ancien dirigeant multimillionnaire d'une société de capital-risque, affirme vouloir réduire les contraintes fiscales et réglementaires des entreprises, qui ont selon lui bridé la reprise de la croissance après la crise de 2008.

Le chômage, avec un taux national de 8,2% contre 5% début 2008, est vu comme l'un des principaux points faibles de M. Obama au moment de solliciter à nouveau les suffrages de ses compatriotes.

tq/emp

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