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Près de 100 morts en Syrie, les combats font rage à Damas (ONG)

18/07/2012 02:27 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Les combats entre rebelles et troupes régulières faisaient rage mercredi soir à Damas, théâtre d'un attentat spectaculaire ayant tué trois hauts responsables, alors que les violences ont fait près de 100 morts à travers le pays, selon une ONG.

L'armée mène des offensives tous azimuts dans la capitale où 16 personnes ont été tuées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) qui fait état de 97 morts dans les violences à travers le pays mercredi, dont 46 civils, 43 soldats et 8 rebelles.

Les violents accrochages qui durent depuis quatre jours à Damas se déroulaient jusqu'en soirée mercredi à Midane (sud), Hajar el-Aswad (sud), Jobar (est), Kafar Soussé (sud-ouest), quartiers hostiles au régime et désormais farouchement défendus par les rebelles, selon des militants et l'OSDH.

Les périphéries du quartier huppé de Mazzé (ouest), de Jobar, Kafar Soussé et Tadamoun (sud) étaient "mitraillés par des hélicoptères".

Des combats se déroulaient à Khaled ben el-Walid, grande artère de la capitale menant au centre-ville.

"Qaboune est encerclé par les chars et les forces du régime pilonnent ce quartier de tous les côtés", selon des militants. Toutes les entrées de Qaboune étaient fermées mercredi en milieu de journée par des barrages de soldats et d'agents de sécurité, empêchant tout véhicule d'y pénétrer.

Des colonnes de fumée noire étaient visibles à plusieurs endroits au-dessus de la capitale où la circulation était moins dense que d'habitude.

La bataille de Damas "sera bientôt terminée" et la capitale sera "le cimetière des agresseurs", titrait le quotidien Al-Watan, proche du régime.

Les rebelles ont annoncé lundi soir avoir lancé la "bataille pour la libération" de Damas, où de violents combats ont eu lieu mardi avec l'entrée en action pour la première fois dans la capitale des hélicoptères de l'armée.

Les rebelles ont revendiqué un attentat spectaculaire commis mercredi dans un bâtiment de la Sécurité dans lequel ont péri le beau-frère du président syrien, Assef Chawkat et le ministre de la Défense Daoud Rajha ainsi que le responsable de la cellule de crise Hassan Turkmani.

rm-ram/sk/feb

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