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L'ONU inquiète des retombées de la crise syrienne sur le Liban

18/07/2012 08:35 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Les membres du Conseil de sécurité de l'ONU ont exprimé leur "forte inquiétude" devant les retombées au Liban du conflit en Syrie, dans une déclaration adoptée mercredi soir.

Le texte cite "plusieurs incidents frontaliers, des incursions, des enlèvements et le trafic d'armes passant par la frontière" libano-syrienne.

Les 15 pays membres du Conseil "soulignent l'importance d'un respect total de la souveraineté, de l'unité et de l'intégrité territoriale" du Liban.

Ils "saluent l'initiative du président libanais de convoquer à nouveau un dialogue national des principaux dirigeants politiques libanais (et) encouragent le poursuite de ce dialogue".

"L'engagement des dirigeants du pays à préserver le Liban de l'impact des tensions régionales est particulièrement important dans cette période difficile", conclut le texte.

Les représentants des camps rivaux au Liban ont décidé de reprendre le 24 juillet le dialogue national portant sur la stratégie de défense nationale censée déterminer l'avenir de l'arsenal du Hezbollah chiite.

Ces réunions sont surtout destinées à calmer la situation au Liban qui a connu le mois dernier des violences meurtrières liées au conflit syrien.

Plusieurs incidents frontaliers ont eu lieu ces dernières semaines à la frontière libano-syrienne. La semaine dernière, les forces syriennes avaient tiré des obus en territoire libanais et, au début du mois, des tirs à la frontière avaient tué deux fillettes et blessé plusieurs personnes dans le nord du Liban.

L'armée libanaise a annoncé récemment avoir envoyé des renforts à la frontière avec la Syrie. Pour sa part, Damas accuse régulièrement "des groupes terroristes armés" de chercher "à s'infiltrer en Syrie" depuis le Liban.

Selon le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, l'armée libanaise a transféré des unités de la zone du sud-Liban, proche d'Israël, où elle patrouille avec la Finul (Force intérimaire de l'ONU au Liban), vers la frontière avec la Syrie. Beyrouth prévoit cependant de ramener ces unités à leur position initiale quand la crise sera passée ou de réaménager son dispositif militaire "en cas d'urgence", a-t-il ajouté.

avz/sam

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