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Le pétrole progresse à New York, à 89,87 dollars le baril

18/07/2012 03:19 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Les cours du brut ont terminé en hausse mercredi à New York, portés par le regain de violences en Syrie ainsi que par un attentat qui a visé des Israéliens en Bulgarie, le Proche-Orient renvoyant l'or noir à des niveaux plus vus depuis le 30 mai.

Le baril de référence pour livraison en août a gagné 65 cents par rapport à la clôture de mardi, pour terminer à 89,87 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les opérateurs pétroliers ont suivi "la nouvelle escalade de la tension au Proche-Orient", a indiqué John Kilduff, analyste d'Again Capital.

En particulier, "la situation en Syrie a recommencé à pousser les cours à la hausse", a-t-il dit, notant que les prix du pétrole ont fini proches de leur plus haut de la journée.

Le chaos a gagné Damas avec un attentat suicide spectaculaire qui a porté un coup à l'appareil sécuritaire syrien en tuant plusieurs responsables de premier plan. Réagissant à cet attentat, le secrétaire américain à la Défense Leon Panetta a mis en garde contre une situation en Syrie qui "devient incontrôlable".

En outre, le marché a été soutenu par l'attentat contre un bus de touristes israéliens en Bulgarie, a noté M. Kilduff. Au moins six personnes ont trouvé la mort et 32 ont été blessées dans un attentat anti-israélien à l'aéroport bulgare de Bourgas, sur la Mer Noire.

"Il semblerait que l'Iran soit derrière", ce qui pousse fortement les cours à la hausse, a dit l'expert.

Enfin, alors que le président de la banque centrale américaine (Fed) Ben Bernanke témoignait devant le Congrès pour le deuxième jour de suite, les investisseurs gardaient espoir qu'une "mesure d'assouplissement monétaire serait décidée à la fin du mois", a noté M. Kilduff.

L'or noir avait ouvert en baisse, digérant le ralentissement de la croissance chinoise, après l'avertissement formulé par le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Ce dernier a averti mardi que son pays faisait face à une situation difficile pour l'emploi, indiquant que la Chine, deuxième consommateur mondial de brut, devait redoubler d'efforts pour trouver du travail à sa main d'oeuvre en forte croissance, notamment les 250 millions de travailleurs chinois "déplacés" et les 40 millions de nouveaux diplômés.

"Le Premier ministre Wen Jiabao fait un travail formidable pour saper tout optimisme entourant le premier marché émergent", a ironisé Matt Smith, de Summit Energy (groupe Schneider Electric).

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