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La situation en Syrie est "très grave" pour Ban Ki-moon

18/07/2012 03:46 EDT | Actualisé 16/09/2012 05:12 EDT

BEIJING, China - PEKIN (Sipa) — Alors que les affrontement se poursuivent à Damas, le secrétaire-général de l'ONU Ban Ki-moon et le président chinois Hu Jintao, qui ont évoqué mercredi à Pékin la Syrie, ont estimé que la situation sur place était "très grave".

"J'espère sincèrement que les membres du Conseil de sécurité vont pouvoir échanger avec un sens accru de l'urgence et prendre une décision collective, avec un sens de l'unité", a déclaré M. Ban. "Nous ne pouvons pas continuer comme ça. Tellement de gens ont perdu la vie sur une longue période".

Malgré cette déclaration consensuelle, un commentaire publié mardi dans le "Quotidien du peuple", organe du parti communiste chinois, se prononce contre tout recours à la force en Syrie, un signe que la Chine pourrait à nouveau s'opposer à toute déclaration occidentale allant dans ce sens. "Une solution politique est la seule issue au problème syrien".

Mercredi, le Conseil de sécurité doit se prononcer sur une résolution prévoyant de nouvelles sanctions contre Damas, un texte qui permettrait l'emploi de la force contre le régime du président Bachar el-Assad, une option que Moscou et Pékin ont toujours exclue.

Les membres du Conseil de sécurité décideront également de prolonger ou non le mandat des 300 observateurs envoyés en Syrie, qui prend fin vendredi.

Mardi, à l'issue d'une rencontre entre le président russe Vladimir Poutine, soutien indéfectible de Damas, et l'envoyé spécial Kofi Annan, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a déclaré "ne pas voir de raison pour laquelle nous ne pourrions pas trouver un accord au Conseil de sécurité. Nous y sommes préparés", a rapporté l'agence de presse Interfax.

Quant à Kofi Annan, il "espère que le Conseil poursuivra ses discussions et trouvera des termes qui rassembleront tout le monde pour avancer sur cette question décisive". Si le président russe n'a pas fait de déclaration à l'issue de la rencontre, il a promis au début de leur entretien que Moscou ferait tout son possible pour le soutenir.

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