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L1 - Un Paris SG "à l'italienne"

18/07/2012 08:42 EDT | Actualisé 17/09/2012 05:12 EDT

Entraîneur italien, joueurs italiens, ou venant de grands clubs du Calcio, dont le dernier en date, la star suédoise Zlatan Ibrahimovic en provenance de l'AC Milan: le Paris SG est financé par les qataris mais vit à l'heure italienne.

Le décompte donne le vertige. L'entraîneur Carlo Ancelotti, le gardien Salvatore Sirigu (ex-Palerme), le milieu Thiago Motta (ex-Inter Milan) sont Italiens. Et le PSG a également fait son marché dans les clubs italiens pour s'offrir le Brésilien Thiago Silva (ex-AC Milan), le Malien Mohamed Sissoko (ex-Juventus), les Argentins Javier Pastore (ex-Palerme) et Ezequiel Lavezzi (ex-Naples) et même, un comble pour un club parisien, le Français Jérémy Menez (ex-AS Rome).

Sans oublier les deux dernières recrues en date, "Ibra" arraché à l'AC Milan et le moins connu Marco Verratti, international espoir italien (ex-Pescara, club promu en Serie A italienne).

"Tout ça confirme que le championnat d'Italie est en déclin et doit trouver des solutions alternatives pour se relancer. Soit en découvrant des nouveaux joueurs soit en faisant confiance aux jeunes", décrypte, interrogé par l'AFP, Alessandro Grandesso, correspondant à Paris de la Gazzetta Dello Sport, quotidien sportif italien.

"Vu d'Italie, le PSG n'a jamais été aussi bon. C'est comme Manchester City il y a deux ans (club anglais dont le financement est proche de celui du Paris SG des Qataris, puisque le club mancunien est aux mains d'Emiratis)", poursuit-il.

"Avec un entraîneur italien et neuf joueurs venus du Calcio, c est pratiquement une équipe italienne, souligne encore Alessandro Grandesso. C'est un mélange entre du respect pour le bon travail accompli par Leonardo et un peu de crainte car on n'a pas les moyens de rivaliser."

Si un jour l'Italien devient la première langue du PSG, c'est grâce au Brésilien Leonardo, ancien joueur du PSG aujourd'hui directeur sportif du club parisien, qui fut joueur (AC Milan) et entraîneur (AC et Inter Milan) en Italie.

Son entregent, son carnet d'adresse, le fait qu'il n'ait intelligemment jamais coupé les ponts avec le Calcio sont la clé de l'explication de ce PSG à la sauce italienne.

Lors de sa première saison parisienne, "Leo" avait bien démarré sa nouvelle vie en chipant Pastore au club anglais de Chelsea qui le convoitait. Il s'était ensuite cassé les dents avec sa première véritable star convoitée, l'Anglais David Beckham qui, en dépit du pont d'or offert, a préféré rester à Los Angeles.

"Leo" n'avait ensuite pas eu plus de réussite avec le Brésilien Pato qui, alors que les pourparlers étaient bien engagés, était finalement resté à l'AC Milan à la suite d'un coup de fil de dernière minute du propriétaire du club, Silvio Berlusconi.

Fin connaisseur du football italien, Leonardo a su revenir à la charge cette saison pour "Ibra" et Thiago Silva, deux joyaux de la couronne milanaise, sachant que l'AC Milan était en grande difficulté financière.

Bonus compris, le coût total du recrutement des deux ex-Milanais est estimé entre 70 et 80 M EUR, argent qui fait du bien aux finances lombardes.

Outre l'endettement de leurs clubs (le déficit cumulé des clubs professionnels italiens --les quatre premières divisions-- sur la saison 2010-2011 s'est aggravé de 23% à 428 millions d'euros), les Italiens, sur le plan sportif, ne font plus peur. L'Inter Milan a fait figure d'exception en remportant la Ligue des champions en 2010, mais cela ressemblait au chant du cygne.

Premier signe notable du déclin, l'Inter n'avait pas pu retenir Samuel Eto'o, séduit par le contrat mirobolant du club russe d'Anzhi Makhachkala (20,5 millions d'euros par saison).

Il ne restait plus que deux joueurs de champ à l'aura de star en Italie, Ibrahimovic et Wesley Sneijder (Inter Milan). Il n'y en a plus qu'un.

pgr-cd/bvo

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